mercredi 28 juin 2017

Le retour des rois


(WOOUH FAIS PETER LA FERME AUBERGE FERNAND)

Ah là là, les enfants, par où commencer par vous narrer le périple de notre grand retour sur le vieux continent?

Peut-être par le putain de coup de stress qu'on s'est mangés dans la face trois jours avant de partir.

- Air New Zealand, bonjour!
- Oui bonjour, j'appelle pour avoir des renseignements sur les dimensions des bagages en soute. Ma femme et moi, on part dans trois jours avec 4 bagages, et dans les bagages il faut qu'on case une épée d'un mètre vingt...
- Pardon monsieur, vous avez dit 4 bagages en soute?
- Oui, en fait l'épée c'est un bagage à part du coup – c'était un cadeau d'anniversaire pour ma femme, ça avait l'air d'une bonne idée à l'époque....
- Non mais en fait vous n'avez droit qu'à deux bagages en soute.
- KEUWA??




Flash-back: février 2017, au guichet d'Air New Zealand:

- On cherche la compagnie aérienne qui nous permettrait de prendre le plus gros volume de bagages avec nous. Qatar et Emirates autorisent 30 kilos par valise, donc on pensait aller chez eux, mais on nous a dit qu'il y avait une option pour prendre des bagages supplémentaires avec Air New Zealand?
- Tout à fait. Vous avez droit à un bagage en soute de 23 kilos chacun, ça c'est compris dans le prix du billet. Et puis, si vous souhaitez, vous pouvez ajouter un bagage supplémentaire chacun, pour un supplément de 200 dollars pièce.
- Donc, si on paye 400 dollars de plus, on peut embarquer 4 valises de 23 kilos?
- Exactement!
- Est-ce qu'il faut qu'on les réserve en avance?
- Pas du tout, vous venez le jour de l'embarquement, vous signalez les bagages supplémentaires, et vous payez à ce moment-là.
- Et c'est garanti qu'on nous les prenne?
- GA-RAN-TI!

Retour en juin 2017, chez le service client d'Air New Zealand:

- Ah mais je suis désolé monsieur, mais on vous a manifestement raconté des conneries. Les bagages supplémentaires sont soumis à condition. On ne les accepte que s'il y a suffisamment de place dans l'avion.
- Et vous saurez ça quand?
- Quelques heures avant le départ.
- Donc en fait, vous êtes en train de nous dire que, sur les conseils de votre collègue, on a trié toutes les affaires qu'on possède dans quatre valises, et qu'on pourra potentiellement en emmener que deux avec nous?
- C'est ça. Et sinon vous aviez d'autres soucis?
- Oui c'est-à-dire que vous avez pas du tout résolu mon premier souci, là.
- Ah? Je pensais qu'on avait réglé la question.



MAIS ON A RÉGLÉ QUOI, ESPÈCE DE FROMAGE DE BITE?

- Non, mais ce que moi je vous conseille, c'est d'amener tous vos bagages avec vous le jour de l'embarquement. Et après, vous verrez bien si ça passe.

MAIS??!

ET SI CA PASSE PAS, ON EN FAIT QUOI, DE NOS DEUX BAGAGES, ON TE LES FOURRE DANS LE CUL??

(Parce que c'est un peu notre seul espace de stockage disponible.)

- Si vous souhaitez déposer une plainte formelle, je serais ravi de vous rediriger vers notre service de réclamations.
- Oui, faites ça, oui.
- Merci, au revoir et bon vol!
- TON CUL IL VA BIEN VOLER mmmmmerci.

On a fini par passer tous les deux une-demi journée sur ce problème, puisque le service de réclamations était en fait un répondeur (super pratique), que le service Facebook m'a donné une adresse email pour déposer ma plainte (qui disait "Aidez-nous bordel on est stressés de la mort, y'a-t-il quelqu'un pour venir nous confirmer qu'on va pouvoir prendre tous les bagages qu'on nous avait dit qu'on pourrait prendre?"), pour finalement recevoir cette réponse automatique à ma plainte:

"Merci de votre retour. Nous nous efforcerons de répondre à votre question dans les sept jours ouvrables. En gros tu pars dans trois jours et t'es niqué, bon vol ma couille."

Du coup, c'est UN POIL ANXIEUX qu'on a trié deux valises de "ça c'est sûr il nous les faut":



(RIP ma garde-robe)

(Tu noteras au passage mon débardeur laser kiwi, un essentiel évidemment.)

 Et une valise de "bon ça ce serait cool de l'avoir mais c'est pas genre ultra essentiel".

(Valise qui contenait des trucs genre mon manteau d'hiver, ma paire de bottes, mes livres de Maori, et mes petites poêles qui font des si délicieuses pancakes.)

Pour l'épée, comme c'était un bagage à elle toute seule, je me suis renseignée pour voir combien ça coûterait de la faire expédier en France:

- Ah non désolée madame, la poste n'accepte pas un colis si grand. Regardez chez DHL ou UPS.

(Cette épée, sur le coup, ça semblait être une bonne idée.)

- Alors pour un colis de cette taille, sur la France, on estime une fourchette entre 360 et 400 dollars.

(Ça semblait vraiment être une bonne idée.)

- Ça nous coûterait pas moins cher de la revendre ici, et de racheter le même modèle quand on arrive?
- Cha, c'était une édition limitée. Y'en a plus en vente.

(C'était VRAIMENT un super cadeau.)

Au final, on a tout emballé comme il fallait, puis on a appelé nos anciens colocs Richard et Maria en leur disant:

- Alors, d'abord, merci de nous amener à l'aéroport et de reprendre tous les objets dont personne ne veut. Il faudra aussi rester avec nous quand on enregistre les bagages et ensuite peut-être récupérer notre épée et une valise de 23 kilos et les stocker chez vous pour une durée complètement indéterminée. Merciiii!

Et puis au final, après trois jour d'angoisse:

- On voudrait enregistrer des bagages supplémentaires en soute.
- Oui, par ici.
- ........
- Alors je peux les mettre dans la soute, mais par contre vous êtes au courant qu'il y a un supplément de 400 dollars?



- Vous êtes d'accord de payer le supplément?
- D'accord? Mais avec PLAISIR on va le payer!
- Oooookay.

Et c'est sereins et apaisés qu'on a enfin passé l'enregistrement.

- Ouais enfin du coup on a trois heures d'avance, quoi.
- ....
- Un petit tour au duty-free?

(Mes collègues absolument fantastiques m'avaient offert comme cadeau de départ un chèque de duty-free – "comme ça, ça compte pas comme un bagage à main!")

(Du coup j'ai acheté un parfum, un vernis à ongles, et un mascara "extrême volume smoky eye yeux de biche effet faux cils vu à la télé le préféré des stars" parce que je suis une victime du marketing.)

(Verdict: il est pas mal.)

BREF.

Le voyage s'est passé comme à chaque fois: le premier vol on l'a à peine senti passer, le deuxième vol était IN-TER-MI-NABLE.

Ces deux sentiments étaient encore amplifiés cette fois-ci par le fait que:

1. Au premier vol, on a décollé à minuit heure locale, et du coup, entre l'heure tardive et le stress des trois derniers jours, on a dormi quasiment tout le vol. (J'ai juste eu le temps de regarder un seul film) ("Hidden Figures", que je voulais voir depuis longtemps et que je m'étais réservé exprès parce que je savais qu'ils l'auraient dans l'avion) (il est cool) (enfin c'est pas le propos).

2. On est arrivés à Singapour (l'escale de mi-chemin) à sept heures du matin, heure locale, et on avait neuf heures à tuer avant le prochain vol. Du coup, nous, (presque) frais comme des gardons après une nuit à se dessécher dans l'avion, on s'est dit:

- Nous voilà à Singapour avec plein de temps à tuer, mais on n'aime pas faire du shopping. Qu'est-ce qu'on pourrait bien faire?

Et là, on est passés devant une grande pancarte qui disait: "Visites guidées gratuites de Singapour. Découvrez l'histoire et la culture de notre belle ville. Départ de l'aéroport, le bus vous ramène, on vous arrange des visas de transit, on s'occupe de tout tu t'occupes de rien tu profites ma couille."

Du coup, on est partis pour une visite rapide.

On a visité la place avec plein de touristes, de banques et d'hôtels de luxe:



On a aussi vu une statue de lion-sirène qui est apparemment LE truc qu'il faut aller voir à Singapour:



Enfin moi, ça m'a surtout permis de prendre cette SUBLIME photo du couple le mieux assorti au monde:



(Littéralement.)

On a aussi vu des jolies maisons:





Plein de climatiseurs:



(Il fait 30 degrés toute l'année, paye ton équateur.)

Et une très jolie mosquée.



(Même si la principale religion à Singapour, ça reste évidemment LE POGNON.)

On a aussi appris plein de choses sur Singapour, et en particulier, on a appris qu'on ne voudrait jamais, jamais venir vivre à Singapour:

- Ici à Singapour, on aime deux choses: manger, et faire du shopping. C'est nos deux grandes passions dans la vie. Enfin, surtout ces dames, hein! Haha!
- ...
- Les messieurs, vous me comprenez, hein! Hein!



Et sinon, on a découvert des trucs marrants, genre:

- Singapour est une république parlementaire – ça veut dire qu'on a un président, mais son rôle est surtout symbolique. Le vrai chef de l'Etat, c'est le premier ministre.
- Ah ouais, un peu comme en Italie.
- Notre actuel premier ministre est au pouvoir depuis douze ans!
- Ah ouais, un peu comme en Allemagne.
- C'est le fils de l'ancien premier ministre.
- Ah ouais, un peu comme au Canada.
- Le père est resté au pouvoir pendant trente et un ans!

Ah ouais, un peu comme une PUTAIN DE DICTATURE EN FAIT LA DU COUP.

Et plus on découvrait de trucs, plus on se disait que ça sentait un peu la couille dans le potage:

- On a la peine de mort, mais seulement pour trois crimes: le meurtre, le vol à main armée, et le trafic de drogue.
- C'est pas un peu sévère?
- Il y a des gens qui disent que c'est sévère, c'est vrai. Mais on n'a presque plus de problèmes de drogue ou de vol, maintenant!

Bah forcément, hein, si t'as exécuté tous les délinquants!

- Plus de trente grammes de cocaïne sur vous à la frontière, vous êtes pendu d'office. 250 grammes de méthamphétamine, vous êtes pendu aussi. Plus de 500 grammes de cannabis – oui, même le cannabis – hop, pendaison!

Dis donc, ça a l'air chillax ton pays, Marcel.

- Vous voyez qu'on travaille bien dans le pays, même si on est samedi aujourd'hui. C'est parce qu'on travaille dur ici! La grève, par exemple, c'est interdit. Les manifestations aussi. On aime notre travail à Singapour!



J'ai l'impression qu'on aime rester hors de prison, à Singapour, surtout.

Après cet intervalle un peu glaçant au sens figuré comme au sens propre (ci-mer la clim à fond les ballons du bus et de l'aéroport), on a ré-embarqué pour 13 heures de vol, à la fraîche.

On était assis pas loin d'un bébé tout mignon, et c'est là que je me suis rendue compte que l'horloge biologique de Flaxou était au bord de l'implosion, parce que pendant TREIZE PUTAINS D'HEURES, il me flanquait son coude dans le bras pour me dire:

- Regarde! Regarde, elle fait coucou!
- Ah oui. Coucou bébé!
- Qu'est-ce qu'elle est mignonne!
- Ouais, je vais lire hein, je te laisse.
- Coucou bébé! Coucou! Coucou!
- T'es flippant.

Sept heures plus tard:

- Cha!
- Rhâ, je suis à la toute fin de Big Little Lies et ils vont ENFIN dire qui c'est qui est mort. Quoi?
- Regarde!
- C'est toujours le même bébé, Fla.
- Oui! Regarde, elle fait des bulles de salive!

Onze heures plus tard:

- Cha!
- Merde, je DORMAIS!
- Ah pardon. Mais maintenant que tu es réveillée, regarde!
- Mais nique ta race si c'est encore ce putain de môm...
- Elle rigole et elle a DES PETITES FOSSETTES!
- .....
- C'est TELLEMENT CHOUPI!



Et puis, après ces interminables TRENTE-TROIS HEURES de voyage (j'me suis quand même fait trois films et une saison entière de série) (J'ai chialé ma race devant "Moonlight" mais ça valait le coup) on était enfin de retour à la maison!

(Enfin, de retour à l'aéroport de Francfort qui est à trois heures de route de la maison, mais on va pas enculer les mouches.)

Maintenant, on est installés confortablement dans l'appartement à côté de chez ma mamie (on n'a jamais besoin de faire les courses parce qu'elle nous fait à bouffer tout le temps) (RIP nos bidous), et je divise mon temps entre mon nouveau boulot (je t'en parlerai une autre fois) et passer du temps avec ma famille et ma nièce chérie:

- Tata, elle est jolie ta coiffure!
- Merci.
- Tu me fais la même?
- Je vais essayer, mais j'ai pas l'habitude sur quelqu'un d'autre.... voilà!
- J'peux voir, j'peux voir?
- Attends, je prends une photo et je te montre.



- Tata, je peux l'enlever maintenant? Parce que c'est vraiment pas bien fait.
- Oui ben c'est la première fois que je fais la coiffeuse, hein!
- C'est pas grave, on ira en vacances et tu me le feras tous les jours, jusqu'à ce que ce soit joli.

(Toi aussi tu m'avais manqué, petit despote.)

dimanche 18 juin 2017

La (mini) perle du mois + les expressions tordues de Professeur Flaxou


(Photo illustrant où se situe l'humour de Flaxou et moi)

Salut les p'tits loups!

Alors je suis rentrée en France, et je te fais pas un topo tout de suite parce qu'il m'arrive mille choses et que, qui l'eût cru, on n'a pas une super connexion Internet quand on siphonne la wi-fi de chez mon père qui habite deux maisons plus loin. (Courage, la boîte à Internet est en chemin!)

A la place, je te livre juste une mini-perle du mois tirée de nos dernières semaines avec Marie en Nouvelle-Zélande – semaines passées sous le signe du stress, mais aussi (comme tu vas le voir) sous le signe du FUN!

C'était aussi, pour Flaxou et moi, quelques semaines passées sous le signe de la découverte, puisque ça fait tellement de temps qu'on habite ensemble rien que tous les deux qu'il y a plein de choses qu'on n'avait pas remarquées l'un chez l'autre et qui en fait (comme nous l'a indiqué Marie) sont hyper bizarres.

(Tu vois l'épisode de How I Met Your Mother avec le bruit de verre cassé? Ben ça nous a fait ça pendant un mois.)

Marie nous a donc fait remarqué certains petits trucs chelous chez nous, du genre:

1. Flaxou se lèche les doigts. TOUT. LE. TEMPS.


(Une image de Flaxou à la maison)

Sérieusement, je sais pas comment j'ai fait pour jamais le remarquer (un instinct de conservation venu du fond des âges, j'imagine) mais le mec n'a jamais utilisé une serviette de sa vie, en fait. A chaque fois qu'il mange un truc avec ses doigts (burger, frites, chips, fruit, bonbon, crudité, la liste est longue) il passe dix minutes à sucer CHACUN. DE. SES. DOIGTS. INDIVIDUELLEMENT.

(Et s'il en reprend, c'est reparti!)

2. Je me parle à moi-même.

- Non mais attends Marie, c'est normal de se parler à soi-même. Tout le monde le fait.
- Oui. Mais tout le monde ne s'engueule pas tout seul en s'appelant par son prénom.
- .... Ah non?

Bon, ben apparemment c'est bizarre de s'exclamer "Putain Charlotte, tu chies dans la colle!" quand on n'est pas content de soi.

(J'en apprend tous les jours.)

3. Ce qui a probablement choqué (et fait rigoler) Marie le plus lors de son séjour, c'est le langage imagé qu'on utilise tous les jours avec Flaxou, et qui, comme elle nous l'a fait remarquer, tourne surtout autour d'une partie de l'anatomie.

- Non mais en fait, la moitié des phrases que vous sortez ont le mot "cul" dedans, c'est grave!
- C'est pas vrai!
- ....
- Des fois c'est le mot "chier".

Je blâme bien évidemment mon enfance alsacienne, puisque c'est de cette langue que je tiens mes expressions (traduites) particulièrement imagées, telles que "On peut se tourner comme on veut, on aura toujours le cul derrière", "J'vais pas tout te chier dans les mains non plus" (un classique maternel), ou encore la réponse favorite de ma grand-mère quand on lui disait "Mamama, je m'ennuie":

- Chie-toi dans les mains et fais des Läckerli!


(Pour les non-frontaliers avec la Suisse – les Läckerli, c'est ça:)




(L'alsacien: une langue de bon goût.)

Du côté de Flaxou, c'est encore pire (et pourtant, lui ne peut pas blâmer ses origines alsaciennes, vu qu'il est moitié breton). Sa famille est un véritable répertoire de dictons tous plus vulgaires les uns que les autres.

(Dictons qui m'avaient un peu choqués quand je les avais entendus dans la bouche de sa mère, mais bon hein, t'as bien vu les expressions qu'on se coltine chez moi, je serais bien mal placée pour juger.)

Petit florilège des expressions de la famille à Fla:

"Ça va pas te boucher le trou de balle" (la réponse toute trouvée à "j'aime pas trop X aliment")

"On va pas tortiller du cul pour chier droit" (oui, on aurait pu utiliser l'expression "couper les cheveux en quatre" qui veut dire la même chose et est très correcte, parfaitement) (mais en même temps, chez moi on dit "on va pas enculer les mouches", c'est pas vraiment mieux)

"C'est tout? Dis donc, on va pas chier gras" (Expression exquise qui s'emploie quand le dîner est jugé trop léger) (donc, d'après les tontons de Flaxou, quand il ne consiste que de trois plats).

"Eh ben, il se torche pas avec le cul!" (Expression très mystérieuse (QUI se torche avec son propre cul?) (ça n'a aucun sens!) qui désigne quelqu'un qui fait étalage de sa richesse, un peu bling-bling)

(EDIT: je viens de googler l'expression et il apparaîtrait que le dicton complet est "ne pas se torcher avec le cul de sa chemise", ce qui a beaucoup plus de sens.)

"Quand il a une idées dans la tête, il l'a pas dans le cul" (Je suspecte que celle-là c'est vraiment juste pour caser le mot "cul", en fait.)

"Celui-là/celle-là, tu lui mets une olive dans le cul, tu sors trois litres d'huile" (Expression préférée de la maman de Flaxou, qui s'emploie pour désigner une personne stressée et/ou particulièrement coincée) (coincée = le genre de personnes qui n'aiment pas parler de se mettre des olives dans le cul.

Je te laisse donc avec ces joyeuses expressions pour venir égayer ta vie (ne me remercie pas), et une mini-perle du mois ci-dessous!


1) "J'ai bu un-demi verre et je suis un-demi bourrée" moi

2) "Christian Estrosi il change tellement souvent de camp, le mec tu lui mets une éolienne devant sa veste et ça résout la crise de l'énergie" (Fla)

3) - La Marmite c'est fait avec de la bière??! (Marie)
- Mais tu croyais que ça venait d'où? (Fla)
- De... de Satan! (Marie)

4) - En ce moment je lis "Le charme discret de l'intestin" (Marie)
- Est-ce que c'est un livre sur la sodomie? (Fla)

5) - Je me suis spritzé dans l'oeil avec ce citron! (Fla)
- Plante une fourchette dedans (Marie)
- Mais... c'est pas comme ça qu'on résout les problèmes! (Fla) (elle voulait dire plante une fourchette dans le citron, bien sûr)

6) - Comment s'appelle son môme? (moi)
- Patrick? (Fla)
- Non, ça commence par un B. (moi)
- Batrick? (Fla)

7) - Comment je présente les toasts? (Fla)
- Par leur prénom! (Marie)

8) - Allez, opération tartinage! (Marie)
- Si tu fais ça très bien, on appellera ça du tartinage artistique (Fla)

9) - Comment tu peux être marié à une prof et faire autant de fautes? (Marie)
- Bah tu sais ce qu'on dit... fuck the system. (Fla)

10) - J'ai tellement envie de faire pipi! (moi)
- Moi aussi... shotgun sur les toilettes! (Marie)
- Tout doux, Kurt Cobain (Fla)


Bon vote à tous et toutes!

jeudi 25 mai 2017

Three's Company


Et donc ma copine Marie est venue vivre chez nous.

Ça peut sembler bizarre que quelqu’un vienne habiter chez nous alors qu’on quitte le pays dans quelques semaines, mais c’est une longue histoire.

Tout a commencé en CE2.

(Ah oui ben je t’avais dit que c’était une longue histoire.)

En CE2 donc, j’ai rencontré Jean, qui est devenu un bon copain jusqu’à la fin de la primaire (on jouait au loup, il me racontait ses conseils de survie scout, je lui racontais que je m’entrainais pour devenir druide, des trucs normaux quoi).

Après on était dans des collèges différents et on s’est perdus de vue, et c’était moche. (Mais c’était le collège, tout est moche à cette époque d’façon)

Et puis au lycée, j’ai rencontré Marie en cours de DNL, et on est devenues super amies.


(Genre on assortissait nos jupes en jean et tout.)

Et puis elle m’a présenté à son groupe d’amis, dans lequel il y avait, tu l’as deviné, Jean, et c’était super chouette parce que c’était pas comme quand tu revois quelqu’un après des années et que vous avez plus rien en commun, a la place c’était genre ‘Eh, mais t’es encore plus cool qu’avant en fait !’

Et puis une fois à la fac, Jean et Marie sont sortis ensemble, et c’était le bonheur total parce que franchement combien de fois ça arrive dans la vie quand une de tes super bonnes amies sort avec un de tes super bons amis ?

(La seule chose qui pourrait surpasser ça, ce serait de réussir à caser sa meilleure amie avec un membre de sa famille.)

(OH MAIS ATTENDS.)

Et puis quelques années plus tard encore, Jean et Marie se sont mariés, et c’était la coolitude absolue parce que déjà individuellement c’est la crème de l’humanité ces ceux-là, mais alors en couple pour l’éternité, laisse tomber la neige.

Fla et moi on était tellement contents qu’on est venus en France pour leur mariage. Et Marie et Jean étaient tellement hypés sur la Nouvelle-Zélande après des années de photos et de cartes postales qu’ils ont décidé d’en faire leur destination de lune de miel. Ce qui a donné la conversation suivante :

- Je suis trop contente que tu viennes en France pour mon mariage !
- Je suis trop contente que tu viennes en Nouvelle-Zélande pour ta lune de miel !
- Au fait j’ai pris les billets d’avion.
- Moi aussi !
- On part juste après le mariage et on reste en Nouvelle-Zélande trois semaines. Et toi ?
- On part juste avant le mariage, et on reste en France… un mois.
- Donc…
- On va…
- Se croiser…
- Quelque part au-dessus de l’Asie Centrale.



(3615 les sous-douées)

Dans tous les cas, Marie et Jean ont bien profité de leur lune de miel, et ils ont adoré la Nouvelle-Zélande.

Ils l’ont tellement adoré qu’à peine rentrés en France, ils nous disaient déjà qu’ils voulaient y retourner et y vivre pour toujours au milieu des moutons et des fougères et du Merlot.

(Bon, après, le pays a tendance à faire cet effet-là à tout le monde.)

(Même à moi, et pourtant j’aime pas le Merlot.)

(Heureusement qu’il y a du Sauvignon Blanc pour sauver la mise.)

Bref bref.

On a passé quelques années de plus à garder contact, et à discuter de leur projet de venir en Nouvelle-Zélande (qui était plutôt vague) et de notre éventuel retour en France (qui était encore plus vague).

Et puis on s’est tous décidés à se bouger le cul en même temps, et je te laisse deviner la suite :

- Alors j’ai une grande nouvelle !
- Moi aussi !
- C’est officiel, Jean et moi on vient vivre en Nouvelle-Zélande cette année ! Et toi, ta nouvelle ?
- C’est officiel, Fla et moi on revient vivre en France… cette année.
- ….
- On a refait la même chose ?
- On a refait la même chose.

(Les sous-douées contre-attaquent.)

Alors Marie et Jean se sont arrangés pour partir le plus tôt que leurs engagements respectifs le leur permettaient, histoire qu’on arrête quand même de se croiser en avion comme ça tout le temps parce que ça devient pénible à la fin.

C’est comme ça qu’on se retrouve en coloc pour notre dernier mois en Nouvelle-Zélande (avec Marie pour quatre semaines, et Jean pour tout juste cinq jours) (ah oui mais j’avais prévenu qu’on n’était pas très doués).

Marie était contente de venir en avance, non seulement pour passer du temps avec nous, mais aussi pour s’acclimater à la Nouvelle-Zélande, et prendre un peu de temps pour chercher un boulot. Puisque, même si le marché de l’emploi est plus ouvert ici qu’en Europe, le processus d’embauche et long, compliqué, et semé de multiples embûches – la principale étant que les Kiwis sont super réticents à s’engager avec des étrangers qui n’ont pas de Visa longue durée.

On a donc expliqué tout ça à Marie en lui disant que oui, c’est sûr que ça allait être décourageant pour elle quand elle se ferait rejeter successivement de plusieurs dizaines de candidatures, mais que, même si elle mettait cinq ou six mois à trouver un travail, il fallait pas se laisser abattre, j’veux dire Flaxou ça lui a pris plus d’un an avant de trouver un job dans sa branche, mais on apprend beaucoup de choses en faisant des petits boulots merdiques, au final c’est une belle expérience de la vie, et…

- Ah c’est cool, j’ai un entretien demain pour le poste de mes rêves !
- ….
- Je commençais à m’inquiéter, ça faisait quand même presque une semaine que je cherchais !



(Okay bon ben c’était juste nous, j'imagine.)

Et sinon c’est assez rigolo de revivre en coloc, même si les efforts que ça implique n’étaient pas du goût de tout le monde :

- Je dois porter des slips ?! Dans MA maison ??!

(Pauvre homme.)

Comme tu peux le voir, Marie exerce une bonne influence sur nous : déjà elle motive Flaxou à porter des vêtements, mais en plus elle l’aide à réapprendre le français – puisque, Flaxou n’étant déjà pas très doué en langues, il a pris la mauvaise habitude de parler franglais « parce que c’est easier » et résultat, je me retrouve avec un mari qui parle comme K- Maro.

(Références de 2004 bonjour.)

Et ce n’est pas une mince affaire de My-Fair-Ladyser mon cher et tendre, vu que ce dernier est plutôt hostile à toute tentative de réforme :

- J’ai pas besoin qu’on me corrige ! Je sais parfaitement parler français !
- Mmmh-hmm, et qu’est-ce que tu m’as dit l’autre jour en voiture ?
- …..Grab la map dans la glovebox.
- Voilà.

Tu l’auras compris, on n’est pas sortis de l’auberge – d’autant que, quand il ne pique pas carrément des mots à l’anglais, Flaxou s’empêtre quand même dans les anglicismes et les faux amis :

- On me comprend quand même quand je parle !
- Oui, mais t’as l’air d’un blaireau.
- Ca c’est pas grave, ça montre que j’ai passé du temps à l’étranger. Ça sonnera bien quand j’enverrai mes applications aux compagnies !
- ‘Ça fera bonne impression quand j’enverrai mes candidatures aux entreprises.’
- C’est pas mon point.
- ‘C’est pas ce que je veux dire.’
- Mais… stoppe la traduction !
- On dit ‘arrêter’.
- … Oui enfin franchement, je vois toujours pas où est le problème.


(Flaxou en 2018.)

On est donc bien contents de pouvoir compter sur Marie pour nous aider à être un petit peu moins insupportables quand on rentrera en France (déjà que ça va être dur de pas s’exclamer « Nan mais laisse tomber comment c’est TROP un comportement de Français-han ! » toutes les deux minutes), et, de son côté, elle est contente qu’on soit là pour lui expliquer les petites choses qui font tout le peps de la vie en Nouvelle-Zélande :

- Alors là tu restes à l’arrêt jusqu’à ce que le feu soit vert, et ensuite tu t’engages sur la voie d’insertion en même temps que la voiture à ta droite.
- Qui a la priorité ?
- Celui qui est pressé.
- Et si personne n’est pressé ?
- Alors c’est celui qui se lasse en premier de signaler « Après vous ».



- Voilà, c’est parfait, maintenant on suit la direction ‘Waitakere’, tu peux rester dans la voie du milieu.
- Mais je vais pas assez vite !
- C’est pas grave, ils peuvent te doubler.
- Mais du coup, on double seulement par la droite, ici, c’est ça ?
- Ah non non. On double par où on veut.
- QUOI ?
- Ouais, du coup fais attention au moment de sortir de ta voie… surtout que t’as pas envie de faire un accident dans le pays où l’assurance auto n’est pas obligatoire.
- QUOI ?


(Marie et la découverte de la Nouvelle-Zélande, une illustration.)

Bref, on s’amuse bien.

On marche dans le bush, on mange des ramen, on essaye de pas prendre les ronds-points à contresens, on perfectionne notre anglais des affaires et notre français de gens normaux, on sort boire des bières allemandes et manger de la glace coréenne, et on remplit mon petit carnet de perles (mini-perle du mois à venir !)

En résumé: je vis en colocation avec mes meilleurs amis du lycée qui sont mariés ensemble, MA VIE EST OFFICIELLEMENT LA SÉRIE FRIENDS T'ES JALOUX OU PAS?

(Non parce que moi je trouve que c'est de la bombe.)

lundi 1 mai 2017

La perle du mois – version Kiwie!


Comme tu l'as vu, avec mes copains du boulot, on rigole bien.

On rigole tellement que j'ai récolté assez de citations rigolotes pour te faire une perle du mois spéciale Kiwie!

Alors c'est comme une perle du mois normale (sauf que toutes les citations sont en anglais dans le texte, parce que c'est moins rigolo si c'est traduit). Si tu es Anglais LV1, tu peux voter pour ta perle préférée dans les commentaires, et le vainqueur gagnera rien du tout et sera probablement un peu déconcerté de se voir plébisciter par plein de francophones inconnus des Internets.

On commence avec la première partie, que j'intitule "le marketing, un si beau métier":

1. Amber *to computer*: Why can’t you be normal?
Charlotte: You sound just like my mother.

2. Amber: “Don’t forget to nominate your colleagues” WELL FUCK THEM!

3. Charlotte: There are no photos of the steam oven FUCK ALL THE STEAM OVENS!

4. Emma: I don’t like the ad with the Union Jack because I don’t find England premium.

5. Amber: Why are you talking to yourself?
Charlotte: I do what I want.

6. Charlotte: I just want to eat fudge and die.

7. Charlotte: Have you tried Ctrl + Alt + Del?
Amber: Have you tried shutting up?


Et puis quelques jolies perles:

8. Amber: Amy, did you cave? You cave woman!

9. Charlotte: Opinions are like assholes: we all have them, but we don’t share them.

10. Emma: Until recently I hadn’t eaten feijoa…only in vodka.

(Les feijoa, pour ceux qui ne connaissent pas.)

11. Amber: Amy can't talk right now, she's got Toffee Pop mouth.

(Les Toffee Pop, pour ceux qui ne connaissent pas.)

12. Emma: Max Key is such a noodle douche.

(Max Key, pour les chanceux qui ne le connaissent pas.)


Et on finit avec les travaux de groupe:

13. Amber: Do you have any big plans this weekend?
Charlotte: No, but maybe the neighbour’s cat will visit again… that was a fun day.

14. Charlotte: My rangehood has 2 modes: “sucks a little” and “sucks almost nothing but makes a lot of noise”
Amber: That sounds like me as a wife.

15. Charlotte: You know how when you poop and you have your period at the same time, you wipe and you wipe and after some time you can’t tell where the poop ends and the blood begins?
Amber: Yes
Amy: Absolutely
Dylan: OH MY GOD WHAT

16. Amber: Stay for drinks!
Emma: I can’t, I have to go home to my chicks.
Amber: What about us? We’re your chicks too!

17. Dylan: There’s this theory that your earlobes align with your nipples.
Amber: Anything aligns with your nipples if they’re big enough!

18. Amber: I’ll tie you up and force-feed you chicken nuggets!
Amy: Sounds like a Friday night to me!

19. Amber: Charlotte, I want to eat you. But not in a gross, lesbian way.
Charlotte: So just in a cute, cannibal way?

20. Charlotte: My calves are so big I can't fit into any boot.
Dylan: I bet I could fit you in my boot!

(En néo-zélandais, "boot" = 'botte' mais aussi 'coffre de voiture'.)

21. Amber: My shirt sleeves are off…Charlotte, can you tie me up?
Charlotte: Yes, but you have to call me Daddy.

Et on finit sur une très jolie participation d'Amy, via texto:


Bon vote à toutes et à tous!

samedi 29 avril 2017

Avoir des bons copains


(J'adore cette photo stock. Est-ce que l'appel de casting spécifiait 'gens les plus crispés du monde'?)


Au boulot, j'ai plein de potes.

Ce qui est très chouette, puisqu'à mon ancien boulot, j'avais juste des collègues de soixante-cinq balais, une boss micromanager hyper collante, et Satan, prince des mouches.

(En vrai c'était ma collègue Karen, mais je pense que c'est plus logique si je l'appelle directement par son vrai nom.)

C'est d'autant plus chouette d'avoir des amis au boulot qu'ils sont tous dans mon département (c'est pas de ma faute, les gens du marketing c'est les meilleurs). Et c'est même pas du racisme anti-autres départements, puisque j'étais amie avec des gens de plusieurs bureaux différents (la secrétaire de direction, le chef du département e-commerce, une fille de l'approvisionnement) et qu'on nous a très récemment annoncé un remaniement dans la boîte qui fait qu'en gros, ces trois personnes bossent maintenant pour le département marketing.


Il y a Emma, qui est la plus adulte de tout le groupe, parce qu'elle a été émancipée à 17 ans, qu'elle a travaillé en parallèle de la fac, et maintenant elle a 28 ans, elle est mariée, en voie d'être promue manager, et elle vit à la campagne dans sa PROPRE MAISON (qu'elle a ACHETÉE) (oui j'insiste mais on est à Auckland, t'imagines pas comme c'est important) avec un potager et des poules.

(La meuf elle a déjà accompli sa vie plus que ton daron.)

Emma c'est une nana adorable, qui est gentille comme tout, intelligente, ultra professionnelle, pleine de bons conseils, et aussi des fois le week-end elle prend de l'acide attends quoi?

- Non, mais de l'acide j'en ai pris qu'une ou deux fois, hein.
- Ah bon!
- Non, je préfère largement les champis.


Après, on a Dylan, qui doit être moitié Kiwi et moitié Sioux parce qu'il a le pas le plus silencieux du monde, du coup trois fois par jour je me retourne et Dylan est juste LA.


(Pareil.) 

Dylan c'est quand même le gars qui est le meilleur boosteur d'estime de soi, parce que dès que tu lui rends un petit service, c'est comme si tu l'avais guéri du cancer:

- Charlotte, tu penses que tu pourrais me designer des cartes de remerciement pour les clients?
- Bien sûr!
- Super, t'es la meilleure!
- T'as une idée sur la composition?
- Non, mets ce que tu penses être bien, je te fais confiance, t'es tellement géniale!
- Oookay. Ben voilà ce que j'avais en tête, ça te plaît?
- Tu es le plus exquis et incroyable des êtres humains. Ton talent n'a d'égal sur cette planète.


(Bon, l'inconvénient, c'est que maintenant tous les gens qui bossent avec lui ont LE PLUS GROS MELON AU MONDE.)

Dans le département, on a aussi Amy, la sœur de Dylan, qui est super rigolote et qui aime tout le monde, et quand tu lui proposes un truc elle est toujours partante:

- Bon les filles il est 17h, on va boire un verre?
- OUAIIIIIS!

- Je sais qu'il est que 11h30 mais j'ai déjà faim, ça vous dit d'aller chercher des bagels?
- OUAIIIIIS!

- Amy, on peut se faire une réunion la semaine prochaine pour discuter des stratégies réseaux sociaux?
- J'ADORE LES STRATÉGIES RÉSEAUX SOCIAUX!

Bref, c'est la première fois que je rencontre quelqu'un avec un enthousiasme et un optimiste aussi débridé que le mien, et on pourrait penser qu'on s'annule mais en fait non, on se carréise (du verbe 'carréiser', 'mettre au carré'):

- Je suis tellement hypée pour l'adaptation de 'The Handmaid's Tale'.
- Haaan mais j'ai tellement aimé ce bouquin!
- Mais moi aussi! J'adore les dystopies sociales!
- Mais moi aussi! En plus dans la série y'aura Elizabeth Moss!
- HAAN MAIS JE L'ADOOORE!
- MAIS MOI AUSSIIII!

Pendant ce temps, tous les autres gens du département:


Et enfin, on a Amber.

Amber est gentille des fois, et méchante souvent. Mais comme les fois où elle est gentille rattrapent les autres, elle est globalement cool.

Amber, c'est la seule personne du département qui ne vit pas pour le marketing, et des fois ça fait franchement du bien, parce que quand tout le monde est en train de parler de campagnes et de lead generation, Amber c'est la personne qui se penche vers moi et chuchote:

- J'ai mon slip qui me rentre dans les fesses, on va prendre un café comme ça je le remets en place discret pendant qu'on marche?

Amber c'est la personne que quand on a fait le jeu de "si le département était une série télé, on serait quels personnage" on en a déduit qu'elle était un mix parfait entre April de Parks and Rec (pour l'antisociabilité) et Stanley de The Office (pour le PUR SASS):




(Oui, oui, et oui.)

Mais son niveau de sass est tellement fun qu'on glousse quand même beaucoup dans l'open space.

Ça saoule beaucoup tous les autres départements.

Mais on les emmerde, on est le marketing et tout le monde sait que c'est le meilleur département.


Bref, tout ça pour dire qu'avec ces spécimens dans mon entourage, c'est rien de dire qu'ils sortent souvent des rigoloteries. A tel point qu'on a même un cahier spécial (qu'on garde dans un tiroir du bureau) labellisé "weird shit the marketing department says". 

(On a chacun notre page.)

Et donc, à la demande générale de neuf personnes sur ma page Facebook qui m'ont assurée que yes, they speak English, Wall Street English, je te livrerai donc ces perles très prochainement.

(D'abord il faut que j'aille faire le tri.)

A plus dans le bus!