samedi 28 février 2009

La perle du mois !


Une perle du mois conséquente, remerciez la Chandeleur et la grève des profs à mon université. Bon vote !

EDIT : C'est même tellement pas surprenant que je ferai même pas de commentaires.

- De toute façon c'est bidon la demande en mariage le genou à terre. C'est pas comme si ça allait arriver dans la vraie vie.
- Moi, je le ferai pour toi.
- Oh, c'est vrai ?
- Ben oui. C'est le seul moyen que j'aurai de te regarder en face.


1) "Elle est jolie cette photo, on dirait pas toi" Sarah

2) "J'aime pas le nom Franck, ça fait un bruit de baffe" Sarah


3) "Moi j'aime bien être ouf. Ca me donne envie de sauter à poil dans les fontaines" Sarah


4) "En fait il faudrait un métier "commère"." Sarah


5) "Quand on a la grippe il faut appeler Gandalf. Il se met sur le chemin des microbes et il crie YOU SHALL NOT PASS !" Sarah


6) "Ça appuie sur son lobe temporel" moi


7) "Tiens Jay, une boule. Comme je sais que Coralie t'a piqué les tiennes..." Flavien

8) "T'as vu la peau qu'elle avait, Politkovskaia ? Si elle a réussi à passer inaperçue en Tchétchénie, c'est qu'elle s'est déguisée en cratère" Cyril

9) "Non, je ne retire pas ce que j'ai dit sur Marianne James. A partir du moment où elle a besoin d'un boomerang pour mettre une ceinture, c'est qu'il y a un problème." Cyril

10) "Ta mémoire se bloque quand tu expérimentes un truc traumatisant. En Lorraine, c'est les 14 premières années de la vie" Cyril


11) "Mais Jay c'est une suceuse. Il est roux" Coralie

12) "Moi je mangeais du papier toilette !" Coralie


13) "C'est comme un cinquième sens pour moi !" Coralie


14) "Jay il a du charisme * air rêveur* Comme Sarkozy" Coralie



Et ma prof bulgare, bientôt chaque mois sur vos écrans de PC, si elle continue :

15) "A quoi s'agit-il ?"

16) "Les invaseurs"

17) "Le récit suggère les manches de l'autre"

18) "Il a reçu un coup cardiaque et il est mort toujours"

19) "J'ai fait quelques petits, je vous prie de m'excuser"


Les travaux pratiques :


20) - Le nom du chanteur de Police !
- Sarkozy ?

21) - Bah, c'est dégueu, c'est tout gras !
- T'aimes bien Jay pourtant.

22) - Ta chaussure donne envie de taper dedans.
- Pourquoi ? (Florent)
- Elle est moche.
- Et encore, si y'avait que la chaussure.... (Géraldine)

23) - Qui, à part les chiens, vient lécher ton trou de cul ?
- Fla ? (Jérôme)
- J'ai dit "A PART les chiens"

24) - Oh, j'en ai marre, ma bouche va sentir le cul.
- Ca change quoi de d'habitude?
- D'habitude, elle sent la bite.

25) - Regardez, ma crêpe gonfle !
- Comme toi.

26) - Vous avez déjà vu des asiatiques rousses naturellement ?
- Ouais. J'en ai téléchargé une dans les Sims.

27) - Même moi j'ai jamais montré mes seins à Cyril.
- T'aurais dû.
- Il serait parti plus vite.

28) - J'ai plus d'amis imaginaires.
- Mais comment t'en es sûre?
- Ouais, si on était tous des fantasmes de Chacho?
- Non. Si on était des fantasmes de Chacho, on serait tous deguisés en Batman.

29) - Coralie dit jamais les choses dans sa tête, elle dit tout à voix haute.
- Normal, dans sa tête ça résonne.

30) - Vous avez remarqué que quand on écrase une fourmi, toutes les autres de la file font un cercle autour d'elle?
- Oui, c'est pour la manger.
- QUOI?? Moi je croyais qu'elles priaient!

31) - Les araignées elles mangent les gens, je suis sûre. Tu sais, des fois, y'a des clochards qui disparaissent mystérieusement...
- Non, ça c'est Sarkozy.

32) - Les araignées c'est réel.
- Les zombies aussi !
- Oui mais c'est dans ta tête. Comme tes amis.

34) - Aujourd'hui j'ai regardé la petite maison dans la prairie. Ça m'a fait penser à Charlotte.
- Pourquoi ?
- Y'avait un nain.

The big revelaychieun


Ce soir, avec Sarah (la diva), on fête deux événements majeurs dans nos vies passionnantes et trépidantes (contrairement à vous, bande de cloportes visqueux).


Tout d'abord, on a fêté l'enlisement définitif de mon couple dans la routine du quotidien et les pets au lit (avec l'aide de Soho goût goyave, qui avait soit dit en passant un peu une odeur de vomi).

On a fêté le fait que désormais on sera vus comme un symbiote, Flaécha, Chaéfla, et que bientôt on nous appellera juste Fla parce que de toute façon c'est lui que tout le monde préfère.


Oui, parfaitement. Vous croyez que je me suis pas aperçue que les commentaires explosent l'échelle quand c'est un article sur lui ? Vous croyez que je me suis pas rendue compte que ça fait six mois que c'est lui qui gagne toutes les perles du mois ? (Au lieu de mouuuaaaah, chouine Sarah) Vous croyez que j'ai pas vu les 30 "j'aime le fait que tu t'installes avec Professeur Flaxou car ainsi il va illuminer ta vie sans grâce et sans saveur et en faire un genre de super-curry du couple" ?


Donc voilà, c'est officiel, Professeur Flaxou m'a tout volé. Ma jeunesse, mes amis, ma famille (qui se mords les doigts de pas avoir retrouvé le ticket de caisse pour m'échanger contre lui), et maintenant la seule chose qu'il me reste : mes lecteurs. Il sait même pas écrire. C'est trop injuste.


On a mangé des pâtes du fond du garage et du pesto avec de la vie dedans, on a discuté des gens qu'on aime pas et dit du mal de ceux qu'on aime bien, pour en venir à la seconde célébration du jour (trompettes et tambours !) :

Sarah et moi, on est.....


video

Donc voilà, après des mois d'efforts de la part de moi, professeur Flaxou, sa mère, sa grand-mère, le copain de sa mère, le fils du copain de sa mère, l'émulsion a enfin pris (mon Hitchcock, des métaphores scientifiques, sortez ce biologiste de ma tête).


Sarah sort avec Flo, le frère de Professeur Flaxou, et c'est trop la classe.


Maintenant, je ne serai plus la seule à me faire plumer par la grand-mère pendant les parties de poker sauvages des repas de famille. On pourra passer des après-midis à regarder les photos humiliantes de Flo tout nu dans une piscine gonflable et de Fla et son T-Shirt Jurassic Park.

Je peux continuer à me mordre les doigts d'avoir choisi le mauvais frère, mais être quand même contente pour Sarah, qui a celui qui cuisine, qui fait du sport, qui s'habille bien (et qui est plus beau que Fla, suggère Sarah, ce à quoi je répondrai un simple GENRE).


Et la mère des F-Brothers (oui, on trouve que c'est un nom cool. Un peu comme les frères Coen, ou les frères Bogdanov, ou les frères Hanson, mais pas aussi cool quand même), si elle était
méchante, on pourrait médire sur elle. En fait pas, mais c'est bien de savoir qu'on a l'option.

Et Milo ne pourra pas épouser Rose.

Mais il ne pourra probablement pas s'appeler Milo non plus, donc c'est pas tellement grave.



PS : Pour le bêtisier de cette soirée, cliquer sur le titre

jeudi 26 février 2009

Ah ben merde alors



Moi qui pensais tout savoir de Professeur Flaxou, puisque ça fait quand même trois ans moins deux mois qu'on est ensemble, eh ben merde alors.


En fait, emménager ensemble, ça signifie pas seulement prendre des douches séparément, faire pipi la porte ouverte, et se disputer sur qui fera la vaisselle. Ça fait aussi découvrir plein de choses qu'on savait pas vraiment sur l'autre personne.


Par exemple, j'ai appris que Professeur Flaxou joue à des jeux qui font du bruit. Beaucoup de bruit. Beaucoup trop de bruit. Surtout quand je dois faire un commentaire composé sur "Richard II" :


- Dans l'Acte I scène 3, il est clairement énoncé que le langage ici a une fonction plus que politique, puisque les énoncés performatifs de Richard sont une manière de se protéger des assauts du monde extérieur.

- BOUM BOUM TACATACTATACA

- This clearly contrasts with Bolingbroke's realistic point of view, who refuses to be trapped inside a poetic world...

- BOUM TACATACA BOUM AAAAAAARRRRRRGGGGHHHHHHHH

- However, indeed, as we have debated, indeed, although....

- DIIIE MOTHERFUCKER !!


Donc j'ai mis un rasoir sous la gorge de Professeur Flaxou, et il est allé s'acheter un casque. C'est beaucoup mieux.


- Oh Fla viens voir ça, y'a une photo avec un chat coincé dans un bocal et il dit "I haz force field" c'est trop mignon.

- ....

- Oh tiens une japonaise à poil avec des gros nichons.

- ....

- Oh tiens Jean-Luc Reichman qui fait de la moto sans casque.

- ....

- Je pense que je vais me faire faire une réduction mammaire, qu'est-ce que tu en penses ?

- ....

- Bon, là y'a un problème.


En fin de compte c'est assez marrant. Je peux mettre du Sean Paul à fond la caisse, j'ai même essayé du Joe Dassin et du David Guetta
(pas de questions) et aucune réaction. C'est bien pratique.

- Et un petit coup de Boney M pour la route ! Eh ! Tas de merde ! Tu m'entends ? Gros con ! Raclure ! Hahaha !

- Oui, Cha, je voulais te dire, en fait je fais semblant de pas t'entendre depuis tout à l'heure.
- Ah.

- C'est juste un casque, pas des boules Quiès.

- Ah.

Mais bon, ça marche pas que dans un sens. Professeur Flaxou, lui, a découvert des choses sur moi. Il a découvert qu'en fait il me faut beaucoup de temps pour me mettre au travail, et que je vais en réalité cinq fois par jour sur Facebook, mais juste pour regarder les statuts des gens.
Il a aussi découvert que mes lectures m'influencaient énormément.

- Tu mets le vélo sur le balcon ? Je croyais que le concierge avait dit qu'il fallait les mettre au garage.

- Oui. Mais j'ai commencé à lire une histoire avec des zombies, et le garage, c'est plus possible.
Je suis une misérable. Tu pourras jeter les poubelles en sortant ?

Mais bon, il semble bien supporter les nouvelles révélations sur ma personnalité. A part peut-être un ou deux trucs pour lesquels il flippe un peu trop à mon goût.

OK, j'avoue. J'ai peur d'Alf.


Tu sais, Alf, l'horrible marionette dans la vieille série allemande, où c'était l'histoire d'un extraterrestre qui vivait chez une famille avec des têtes d'allemands. Il avait des yeux noirs et un genre de groin horrible, et il voulait manger des chats, c'était affreux.


Mais bon, c'est pas Defcon 1 non plus, je suis pas la seule à être conmplètement terrifiée par cette créture infernale sortie de l'imagination pestilentielle d'un suppôt germanique de Satan.


Non ?

mercredi 25 février 2009

Toi aussi, déménage un geek


Hier matin Professeur Flaxou m'a regardée dans les yeux et m'a dit et si j'emménageais chez toi ?

Alors j'ai mis le monde sur pause pendant un moment, et j'ai réfléchi.


J'ai pensé à l'Angleterre l'an prochain, et que ce sera tellement dur de vivre toute seule. J'ai pensé aux soirées où j'invite des copines, les nuits pyjama avec Sarah, les soirées nanar avec Florent.


Et puis j'ai pensé aux soirs où je dois fermer toute les portes à cause du fantôme de la salle de bains qui fait bouger le rideau de douche la nuit, et au fait que je tombe dans le creux du lit les fois où je dors toute seule et je me réveille avec un mal de dos, et j'ai pensé à ma nuit quasi-insomniaque de quand j'avais fait un cauchemar avec un vampire et que quand je me suis réveillée j'étais persuadée qu'il était debout près de mon lit à penser "C'est ça, rendors-toi, j'ai le temps".


J'ai pensé à la petite pointe de tristesse qui me prend à la gorge tous les soirs où je rentre et que l'appart est tout noir, et aux fois où je dois faire la vaisselle pendant quinze minutes, et Hitchcock sait que le ménage me dérange pas mais que la vaisselle, y'a rien à faire, je déteste ça.


J'ai pensé qu'il y avait de la place sur mon étagère à bordel pour caser cinq T-Shirts noirs, trois pantalons noirs, cinq paires de chaussettes Monoprix et des sous-vêtements archaïques. J'ai pensé à la deuxième brosse à dents qui trône dans le gobelet depuis des mois.

J'ai pensé que je préférerais mourir plutôt que d'acheter de la salade verte et des poivrons (parce que moi je suis pas une vache alors je leur laisse la nourriture verte et crue) ou qu'alors il faudrait au moins qu'il fasse la vaisselle toute la semaine.


Alors j'ai souri, et Professeur Flaxou et moi, on a traversé toute la ville en tram en portant cinq T-shirts noirs, des paires de chaussettes Monoprix, et huit cartons qui contenaient uniquement des morceaux d'ordinateur.


Et puis Professeur Flaxou a installé son écran à 1200 euros, sa souris laser super-précision et son clavier rétro-éclairé chez moi.


Et comme ça, magiquement, c'est devenu chez nous.

dimanche 22 février 2009

Agile telle Achille



Aujourd'hui j'ai fait du ski dans le brouillard.


Quand on connaît ma propension à la figure dite "de l'omelette", on sent déjà que ça craint.


Or donc je schussais joyeusement à travers la forêt, le nez coulant et l'oeil au vent, me régalant de l'air frais et pur de la montagne des Vosges et du doux gazouillement des skieurs débutants :


- Plante ! Plante ! Tourne ! Parallèle ! Maintiens les skis bien parallèles ! Les carres ! Plante ! Plante mieux que ça ! Relève-toi ! Et arrête de pleurer ! C'est que de la neige, espèce de petite tapette. T'as quatre ans trois quarts ou t'as pas quatre ans trois quarts ? Bon. T'es un grand alors. Plante le bâton maintenant sinon papa t'en colle une qui durera jusqu'à Noël.

Moi j'étais là, au milieu des combinaisons fluo, fièrement garnie de mon bonnet à pompon tricoté par ma mamie pour Noël, et je me disais oh décidément j'aime vraiment faire du ski. La vitesse, la sensation de glisse qui t'emporte, le brouillard qui fait que tu vois rien devant toi et du coup c'est un peu comme de glisser dans un gros nuage. Non, vraiment, c'est chouette.


Et c'est à ce moment-là que j'ai eu une idée de génie comme il m'en arrive toujours par ce genre de journées "payons onze euros quatre-vingt pour être presque certains de nous briser une jambe".


Je me suis dit tiens, une piste riquiqui qui va dans la forêt. Oh, ben si j'allais dans la forêt, y'aura moins de brouillard ! Ce sera super fun, se dit-elle avec la naïveté de l'enfant s'asseyant sur les genoux de Michael Jackson.
Donc là je m'engage dans la forêt.

Et dans la forêt, il y avait un sapin.


(En réalité il y en avait tout plein, mais c'est le seul qui nous intéresse, alors je fais de la licence poétique)


Lectrices, lecteurs, aujourd'hui est un grand jour.


Aujourd'hui, je ne me suis pas pris de sapin. J'ai foncé droit dessus, et au moment le plus dramatiquement intense, alors que tout espoir semblait perdu, j'ai fait un plongeon 9.5 aux JO, et je me suis jetée dans la neige (en atterrissant un petit peu sur un caillou pointu qui m'a un petit peu déchiré le poumon, mais ça on n'en parlera pas)


Avis à la population, je deviens pleine de ressources et de réflexes, je deviens agile.


Bientôt vous aurez même plus besoin de vous cacher quand je sors la voiture.

lundi 16 février 2009

Je vous parle de l'outre-tombe



Hier je suis allée chez le médecin de garde.

Il était un peu bizarre, complètement sourd et il parlait tout seul en allant dans son cabinet,
et il faisait genre je l'entendais pas :

- Alors maintenant on va regarder dans sa gorge, moui moui, on va prendre le truc là, ah, et puis un bâtonnet aussi, hein, moui. Est-ce qu'elle a de l'anémie, je pense pas qu'elle ait de l'anémie, on va quand même regarder dans ses yeux hein, moui. Ca coûte rien hein, hihi, moui.


Donc il m'a palpé la gorge dans tous les sens et m'a fait hurler
"AAAAAH" avant de décréter que c'était pas bien méchant, puis que c'était quand même une angine, puis que c'était quand même une belle angine, puis que c'était même une belle grosse angine. Faudrait savoir.

Donc voilà, moi qui pensait être la cause du virus qui décimerait la terre entière, en fait, j'ai une angine.


Moi je dis que ça manque de classe.


Ma maladie incurable et porteuse d'un virus inconnu
est en fait curable, et pas du tout porteuse d'un virus, mais plutôt d'une bonne grosse méchante bactérie. (Ah, c'est Professeur Flaxou qui serait content s'il était là, il me ferait des prélèvements de la gorge pour faire des cultures dans ses boîtes bizarres, boîtes de Trépi, un truc du genre.)

La bonne nouvelle c'est que
l'angine, contrairement au virus de la fin du monde, ça se soigne, donc à priori, je ne vais pas mourir tout de suite, même si on dirait quand même que ma gorge vient de se faire arracher des dents de sagesse.

J'arrive presque à avaler ma salive sans hurler de douleur, et je songe même à aller prendre une douche, signe définitif que ça va mieux (ou en tout cas assez bien pour faire l'effort de me traîner jusqu'à la salle de bains et d'allumer le robinet).


Du coup, j'arriverai peut-être à échapper à la surveillance du sergent-major Maman, qui est bien partie pour m'obliger à passer la semaine à Colmar :


- Mais t'es folle ! Tu veux prendre le train ! Cet incubateur géant ! Et après, tu vas marcher au moins DIX METRES dans le froid jusqu'à l'arrêt de tram, mais tu veux mourir, c'est ça que tu veux ? Alors tant qu'à faire, mets-toi à fumer, mets ton portable dans ta poche, mets du déodorant pendant qu'on y est !


(chacun sa phobie dans notre petite famille de tarés)


Bon, je vous laisse, mes agneaux, je vais manger de la compote (tiède).



PS : qui parmi vous a remarqué que les titres étaient pourvus de liens depuis deux semaines ?

dimanche 15 février 2009

Saint Valentin, bande de crétins



Oui, je sais ce que vous pensez.


Je sais très bien que depuis ce matin, vous actualisez fébrilement ce blog dans l'espoir de trouver le message de paix et d'amour traditionnel à ce jour chéri de tous.

Je sais que, malgré la peur grandissante à chaque minute, au fond de votre coeur, vous ne pouvez pas vous résigner à penser que j'en suis venue à aimer la Saint Valentin.

Et c'est pour ne pas décevoir vos attentes que je vous écris maintenant, au bord de l'agonie, la tête lourde et les jambes flageolantes, terrassée par un virus de souche inconnue (pitié, Hitchcock tout-puissant, faites que ce soit pas le virus des zombies) qui me fait gonfler la gorge au point que je respire en mode bouilloire et qui me fait transpirer pire que dans un sauna Ikea (si vous me croyez pas, je prends en photo l'empreinte de moi en eau qui a été faite dans mon lit, c'est presque artistique).


J'ai lutté toute la journée avec ma fièvre délirante et mes rêves de Marilyn Monroe qui défonce des escargots à coups de batte de cricket, et seulement maintenant, profitant d'une accalmie, je me suis extirpée du lit avec la force du désespoir (genre ma maison est en feu, ou encore y'a une rediffusion de "Urgences" période Dooouuug) pour vous faire passer ce message auquel vous commencez à vous habituer :


La Saint-Valentin est une invention de Satan, tous ceux qui la fêtent sont des lobotomisés du cerveau qu'on a remplacé par trois litres de guimauve au sirop de fraise, allez tous vous faire manger par des loups. (Et ceux qui me connaissent savent que d'aller se faire manger par des loups, je le souhaite jamais impunément)

On excepte bien sûr tous les garçons qui s'appellent Valentin
, qui ont un très joli prénom et qui ont tout à fait le droit de fêter, même si ça doit un peu les emmerder que leur prénom soit devenu synonyme de mièvrerie de masse, genre


- Viens mon chéri-an on va regarder "ma meilleure ennemie" au ciné, et ensuite, au Mac Do, je t'offrirai un coeur qui se casse en deux, et l'un de nous va devoir se balader comme un con avec écrit "moi" sur sa moitié.


(Sérieusement, à quoi vous pensez avec ces coeurs cassables ? A la limite, écrivez "toi-toi", ce sera plus juste)


Donc, en ce qui me concerne, je passerai ma Saint Valentin à moitié dans les vapes, droguée au paracétamol, à regarder la saison 2 de "Big Bang Theory" pour la quarante-cinquième fois. Mes Valentins, ce soir, ce sera Sheldon et Advil.


A tous ceux qui refusent l'engrenage dégoulinant de l'amûûûr, j'apporte mon soutien moral.


A tous ceux qui fêtent ce soir, allez vous faire mordre le tibia par un grand requin blanc (ouais, parfaitement, les bien flippants, c'est tout ce que vous méritez).


Quand à moi, je choisis de dédier la Saint-Valentin au XXè congrès du Parti Communiste de 1956, et à Simon Pegg.

lundi 9 février 2009

Calamity Leaf





Quand j'étais petite je croyais que j'avais un super pouvoir.


Pas un super pouvoir qui fait dire ouah, genre je crache des rayons mortels par les yeux
(si ça avait été le cas, j'en connais quelques-uns qui seraient morts depuis longtemps) ou bien genre je vole avec des ailes de chauve-souris et je dis "Commissaire Gordon" avec une grosse voix de cancer du larynx.

Je demande pas tant, cela dit. Même juste le super pouvoir de pas avoir à porter des lunettes me satisferait amplement
(c'est pas grand-chose mais c'est un emmerdement majeur).

Non, mon super pouvoir à moi, c'était ça :


Tu vois un arbre ?
Ben moi, en fixant l'arbre super longtemps, j'arrivais à faire bouger les feuilles.


(Des fois même j'arrivais à faire bouger les branches, mais seulement sur les noisetiers.)


Oui, je sais, il était pourri ce super pouvoir.


Mais tout le monde ne peut pas avoir la chance de venir d'une autre planète, d'être surexposé aux rayons Gamma, de se faire mordre par une araignée OGM ou arroser de produits chimiques, ou encore de trébucher sur une lanterne magique.


Donc soit, mon pouvoir n'en jetait pas trop, même dans les Vosges où on peut pourtant épater les gens avec une montre à quartz.

Mais c'était mon pouvoir quand même. Je passais des heures à m'entraîner pour pas le perdre, et tout.


Et cet après-midi, je mangeais le dernier Pépito en regardant les bouleaux de la voisine chiante
(mais qui a une petit-fils canon). Et j'ai repensé à mon super pouvoir, et en rigolant j'ai fait le truc avec mes yeux, comme je faisais à l'époque.

Eh ben tu me crois ou pas, mais les feuilles ont bougé.

Voilà, il fallait que ça sorte.


Je suis une super-héroïne qui s'est ignorée pendant tout ce temps
, mais ça y est, maintenant je prends mon destin en main.


Je suis Chacho-la-feuille
(ou bien "Calamity Leaf" parce que ça fait toujours tellement plus cool en anglais) et si jamais je croise des larrons en train de commettre un abominable forfait, ils ont intérêt à courir vite.

Parce que peut-être que mon super pouvoir c'est juste de faire bouger les feuilles des arbres, mais j'ai aussi fait de la boxe pendant tout un semestre.


Tremblez.




PS : Petit jeu de geek : trouvez toutes les références aux super-héros mentionnés ci-dessus (et attention, celui avec les produits chimiques est balèze, et demande sans doute d'être né avant 1990). La vainqueur gagne mon estime profonde et un article entièrement dédié à sa gloire.

Edit : aucun sans faute pour l'instant. Allez, un petit effort, vous allez finir par trouver.

jeudi 5 février 2009

du froid et des films



Chaque année depuis que j'ai seize ans, je vais à Gérardmer.

Cette année, j'ai bien cru que ça n'allait pas se faire. L'endroit où la bande crèche habituellement n'était pas libre, et pour trouver un hôtel pas cher à une semaine du festival, bonjour et merci Staline, hein.

Il y a donc eu cinq personnes qui ont annulé le rendez-vous annuel faute de temps ou faute de pouvoir dormir convenablement. Moi, je me suis accrochée avec l'énergie du désespoir à la voiture de Franck en suppliant :

- Emmène-moi, emmène-moi ! Je chanterai dans la voiture pour te distraire, je me roulerai en boule pour pas prendre de place, je t'achèterai des sandwiches, je te donnerai mon esquimau à chaque séance, je porterai mon sac toute seule pour une fois ! Pitié !

Alors Franck a eu pitié, et il a même emmené Florent pour la peine (un problème de supplications ? Vous avez besoin de coaching en matière de larme à l'oeil et de voix enrouée ? Appelez Chacho)

On est donc partis samedi matin pour Gérardmer, où on a retrouvé David et Anne-Laure.

Mais on avait toujours pas d'endroit où dormir.

Alors on a embarqué pour la nuit "l'effroi qui vient du froid", on a regardé deux films de slasher norvégien, et je me suis endormie sur deux sièges de ciné pendant le film d'horreur suédois aux doublages dignes d'un porno bas de gamme :

- Ah, mais qu'est-ce que tu as mis dans ma bouche ? C'est horrible !
- Vraiment ? Moi, j'ai trouvé que ça avait plutôt bon goût...

Pour moi qui essayait vainement de dormir au milieu des "Tam TAAAAAAM" révélateurs, vous imaginez ce que ça fait d'entendre ça quand on ne voit pas ce qui se passe à l'écran.

J'ai quand même réussi à m'assoupir l'espace d'une petite demi-heure, ce qui, quand on considère ma position (les côtes broyées par l'accoudoir et la tête qui s'enfonçait entre le dos du siège et le strapontin), le bruit dans la salle des gens qui criaient "à poil", et le bruit du film façon "bonjour j'avais pas d'argent pour les effets de son, alors j'ai enregistré une moissoneuse-batteuse pendant deux heures et des chats en rut pendant trois heures et j'ai tout mixé pour faire la bande-son", relève du miracle.

Ensuite, il était cinq heures du matin, les cinémas avaient fermé, tous les bars aussi, et dehors, il faisait -10°C, peut-être même plus. Si vous me croyez pas, regardez le temps qu'il faisait dans la journée :



(Oui, ça c'est un lac. Un grand, grand lac, gelé sur quarante centimètres de profondeur.)

Donc vous comprenez que, par un temps pareil, en pleine nuit, on a moins envie de danser la sarabande que de trouver une couette pour réchauffer ses doigts de pied bleuis par les heures d'attente dans la file en plein air.

Alors on a trouvé refuge dans la voiture de Franck, et comme j'étais la fille, j'ai même eu le droit de m'installer sur la banquette arrière avec mon sac de couchage. Autant dire qu'en à peine le temps qu'il faut pour rouler mon manteau en boule sous ma tête et me tortiller dans mon sac, j'étais endormie.

De temps en temps, j'émergeais pour entendre Franck et Florent qui s'amusaient à faire peur aux filles qui rentraient de boîte et qui les voyaient assis dans la voiture au milieu du parking désert, façon dealers d'organes ou flics en planque, et je replongeais.

C'est la lumière qui m'a réveillée vers neuf heures. Encore une tentative de nuit blanche ratée, c'était ma première pensée.

Ça fait quand même quatre ans que j'essaye de faire des nuits blanches, et que jusqu'ici, mon record personnel reste implacablement coincé à trois heures par nuit (et ça m'est arrivé que deux fois). Ça m'a fait réfléchir, et j'en suis arrivé à cette conclusion :

Je pense que je suis biologiquement constituée de manière à ce que, si je passe une nuit entière sans dormir, je meurs. Tout comme je suis constituée de manière à imploser sur moi-même dans le cas où je ne mangerais rien pendant une journée. (Là vous vous moquez, mais dans quelques milliers d'années, tout le monde aura évolué comme moi. Je suis juste un prototype très avant-gardiste.)

Et puis on a attrapé le film de onze heures (celui qui a eu le grand prix, et ça m'étonne pas), et ensuite, je me souviens d'avoir mangé et dormi dans une voiture, et puis j'étais à la gare de Colmar, puis à Strasbourg (dieu merci c'était le terminus), puis chez moi et dans mon lit.

J'ai dormi treize heures cette nuit-là, et j'ai même pas rêvé de zombies.


Chaque année depuis que j'ai seize ans, je vais à Gérardmer.

Ce serait difficile de dire ce qui m'attache tellement à ce festival.

Faire la queue en soufflant dans ses mains et en tapant des pieds, le nez rouge et les lèvres gercées. Entendre qu'on parle d'un film qu'on adore et se joindre spontanément à la conversation avec des gens qu'on connaît pas du tout. Manger des glaces jusqu'à en avoir mal au ventre, manger des sandwiches et boire du jus de pomme à la cannelle. Sursauter dès qu'on entend une porte claquer, croiser des gens et dire "Eh c'était Harry Rozelmack, j'te jure sur la vie d'ma mère!". Glisser sur le lac gelé et casser les flaques d'eau. Parler à tout le monde et rire avec tous, squatter le chalet et dormir par terre, ou à l'arrache dans la voiture.

Se remplir les yeux et les oreilles de bruit et de fureur, de sang et de tripaille, d'amour et de zombies.

C'est ce que j'attends chaque année dès le mois de mars, encore plus que mon anniversaire, encore plus que les vacances, encore plus que les premières fleurs, encore plus que Noël.

Et pourtant, y'a même pas de pop-corn.

mardi 3 février 2009

la perle du mois !


Bientôt, un récit du week-end où j'ai marché sur l'eau et dormi dans une voiture par -10 (et accessoirement vu des films), mais pour l'instant, la perle du mois ! Bon vote !

EDIT : Comme d'habitude, le gagnant est ....

- Elle a l'air bizarre cette patate.
- C'est un miroir.



1) "Les yeux brun diarrhée c'est très joli !" Sarah

2) "Quand j'emménagerai dans mon appart je prendrais bien un chat bleu....Mais ça existe pas"
Coralie


3) "J'aime bien dire la panacée, ça me fait penser à de la semoule" moi

4) "En fait Dieu il joue aux Sims" Flavien

5) "Un jour j'ai remercié la nature de m'avoir donné des yeux, mais maintenant que je te vois bourré, je le retire" moi

6) "Les doublages de ce film, c'est pire que du porno" Franck


Et quelques perles des profs :

7) "Eh oui, c'est la littérature du Moyen Age, maintenant vous comprenez pourquoi personne s'y intéresse"
prof de russe


Et aussi des perles d'une prof qui est bulgare, et à qui on a ordonné de faire un cours en français. Ça donne ce genre de trucs :

8) "Ça correspond à l'Afghanistan de notre aujourd'hui"

9) "Dans la langue bulgare les emprutes ils sont beaucoup plus"


10) "Le rituel motuel"


11) "Dix-sept ans plus tarte"


12) "Ils deviennent beaucoup nombreux à l'année soixante du vingtième siècle"



Et les travaux de groupe, les meilleurs :

13) - Maintenant y'a même des compiles avec juste des musiques de pub.
- Tu veux dire, comme le dernier album de Moby ?


14)
- On s'ennuie dans ce bar, mais au moins y'a des choses à regarder.
- Chez moi j'ai chargé des Disney
(bourrée)

15) - Je vais encore prendre quatre kilos dans la gueule.
- A te voir, je dirais pas "dans la gueule"....
(Aurélie)

16) - En cours de cinéma on a étudié "la chienne"
- Ah, je l'ai vu !

- ....

- Mais ça devait pas être le même.


17)
- Tu coucherais avec Cyril ?
- Je suis pas assez bourré pour ça.

- Et s'il avait des nichons ?

- ... Je peux rien te promettre.


18)
- C'est quoi la spécialité de Béziers ?
- L'envie.
(Cyril)