dimanche 27 novembre 2011


Dans ma famille, on a l'habitude de rencontrer des célébrités.

Ça va du niveau "qui ça?" au niveau "ouaaah putaiiin!".

Moi, par exemple, je suis en bas de l'échelle. Je peux juste me vanter d'avoir serré la main à Joseph Joffo au salon du livre de Colmar. J'avais adoré son bouquin, mais lui, dis donc, c'est une autre histoire :

- Et sinon je vous ai raconté ce qui m'est arrivé en 1952?
- Non, mais je suis sûre que ça devait être passionnant. Bon, ben je vais y aller maintenant, hein.
- Vous voulez pas acheter mon autobiographie?

Mec, ça fait 20 minutes que j'essaye de m'échapper, à mon avis, tu m'as déjà tout dit.

Sinon, j'ai croisé pas mal de gens célèbres au festival de Gérardmer : Richard Bohringer, le chien de Richard Bohringer (gros succès parmi les badauds), et Harry Roselmack qui s'est assis juste devant moi et qui m'a bloqué la moitié de l'écran avec sa grosse tête chauve. 

 (C'est pas possible d'avoir un crâne aussi pointu! T'es moitié Vulcain ou quoi?)

En fait, mon problème, c'est que je croise des célébrités, mais je les reconnais pas. Genre un jour, à Gérardmer, j'ai aussi laissé passer un petit Japonais devant moi à la sortie d'une projection, il m'a dit merci en japonais, eh ben en fait c'était Hideo Nakata.

Ou bien y'a eu la fois où j'ai vendu un baromètre et une peluche cigogne à une meuf habillée en Prada, je me suis dit que c'était bizarre de faire du tourisme à Kasyersberg en talons de 15 centimètres, et puis ma patronne m'a dit "T'as vu c'était Cathy Guetta!"

 (Nan, ça m'a pas fait tilter.)

Mais ça ne m'empêche pas de me la péter.

- Et là, genre, Cathy Guetta qui rentre dans mon magasin de souvenirs!
- Ouah! Tu lui as dit quoi?
- "Ça fera trente-cinq euros".

Et ça couvre un peu toutes mes rencontres avec des célébrités.

Après, au niveau au-dessus, on a ma mère, qui un jour, quand j'étais au lycée, m'a conté l'anecdote suivante pendant que j'écoutais du Scorpions (j'étais dans ma période Still loving youuuuuuu) : à savoir que, dans ses jeunes années, elle avait vu Scorpions en concert dans la salle des fêtes à Kaysersberg, quand ils démarraient tout juste, et que Michael Schenker (le guitariste) lui avait offert une photo dédicacée après le concert, avec son numéro dessus, et qu'il lui avait dit qu'il la trouvait vachement jolie. (Bon, c'est moins classe quand tu t'imagines qu'il lui a dit tout ça en allemand. Mais quand même.)

Donc là, évidemment, j'étais complètement sur le cul:

- Mais maman! T'es sortie avec Michael Schenker??!
- Ben non, je suis rentrée à la maison et j'ai jeté son autographe.

Là je me suis un peu étranglée en disant "QUOI?". Et ma maman de justifier :

- Mais enfin! J'étais avec ton père!

Ah ouais, super. J'aurais pu être la fille de Michael Schenker, ex-Scorpions. A la place je suis la fille de Patrick, directeur technique. C'est un peu moins la classe, si tu veux mon avis.

(Bon, mais au moins, mon père, il prend pas de la coke.)

Et puis, à l'échelon qui pète sa mère, on a ma mamie.

Attention, t'es prêt? Pièce de musée!


Ouais ouais. Ça, c'est Albert Schweitzer, Prix Nobel de la Paix. C'est Albert Schweitzer à Kaysersberg, le 14 janvier 1949, quand on l'a nommé citoyen d'honneur. Et la fille à droite, avec les joues pleines de fossettes, c'est ma mamie. Ma mamie, mesdames et messieurs !

(Oui, ma mamie a l'air minuscule sur cette photo, mais elle avait déjà fini de grandir, vu qu'aujourd'hui, elle fait un mètre quarante-cinq. C'est dans la famille.)

Et donc aujourd'hui, ma mamie est exposée au musée Albert Schweitzer. Elle est dans un musée et elle est même pas morte! Moi je dis : respect.

Et sinon, si toi-même tu as déjà rencontré des personnes célèbres de ton vivant, ça me ferait bien plaisir de savoir qui c'était. (Attention, moi j'ai du lourd, moi j'ai Cathy Guetta.)

mardi 22 novembre 2011

Princesse Blam Blam

 (Fille à poil en début d'article! Par ici les visites!)

On le sait, sur ce blog, j'aime bien combattre les préjugés envers la gent féminine. 

(Peut-être parce que je fais des études sociales, peut-être parce que j'ai passé les 14 premières années de ma vie à être un garçon dans un corps de plus en plus fille, on ne le saura jamais.)

(Avoue que c'est autrement plus palpitant que d'habiller une connasse de poupée.)

Du coup, assez souvent, les poils de mes orteils se hérissent quand je vois certains clichés flagrants qui sont déballés sans aucune vergogne dans les médias, au vu et au su de tous. Ça peut être sur Internet, comme cet article d'une fille mi-femme, mi-serpillère, qui raconte comme c'est bien d'être enfin célibataire parce qu'on peut enfin voir ses amies, mettre les habits qu'on veut, et toutes les autres choses que son ex, le taliban, lui interdisait de faire. (Article d'ailleurs critiqué sur ce blog, qui pète un million de kilomètres plus haut que son cul, certes, mais qui n'a pas tort.)

Ou bien ça peut être lors de ma sortie bi-hebdomadaire dans la civilisation, quand je traverse la frontière pour aller faire mes courses pas cher en Allemagne, que je regarde par la fenêtre parce que j'ai gagné la bataille de "Naaaan pitiéééé c'est toi qui conduiiiis" avec Professeur Flaxou. (C'est pas de bol : d'habitude, dans un couple, y'en a au moins un des deux qui aime un peu conduire. Là, on en est réduits à faire "pierre-feuille-ciseaux-lézard-spock" pour dix minutes de route.) Et que, en laissant mon regard errer en direction des abribus, je croise des pubs du genre :



(Sérieusement, QUI décide de ce genre de pubs? Est-ce qu'il y a une seule femme présente aux réunions où on approuve ce genre de messages?)

(Notez aussi que la petite astérisque "Non mais en fait on préfère louer aux femmes, elles font moins d'accidents graves" a été rajoutée à la suite d'un tollé médiatique. Mais qu'ils ont quand même gardé leur visuel et leur petite phrase  bien misogyne trop rigolote, et que du coup, ça fait encore plus "Bon ça y est les pisseuses, vous êtes contentes? On l'a rajoutée votre phrase, maintenant arrêtez de nous casser les couilles et retournez dans la cuisine.")

Alors, quand j'ai croisé la dernière campagne de pub de Princesse Tam-Tam, j'ai pas pu m'en empêcher.

D'abord, un petit mot sur la marque : Princesse Tam-Tam fait des sous-vêtements, et est une marque connue pour s'adapter particulièrement aux petites poitrines, tout en les mettant en valeur. Donc, à la différence des Etam et autres Darjeeling, dans lesquels les bonnets A et B ont le choix entre des brassières Snoopy et des soutifs rembourrés avec quinze kilos de mousse, chez Princesse Tam-Tam, on peut trouver des soutiens-gorges sans coques et armatures, qui s'adaptent aux petits nichons, et qui sont sexy. A priori, un super message : on peut avoir une belle poitrine même si elle est petite, pas besoin de se cacher derrière des rembourrages pour être sexy, il suffit d'être naturelle. 

Alors j'avoue que je ne comprends pas. Je ne comprends pas ce qui a bien pu pousser cette boîte a sortir ce "mode d'emploi d'une pyjama-party" qui ramasse absolument TOUS les clichés possibles et imaginables sur le deuxième sexe.

T'es prêt? On commence le compte :


Ok. Donc la pyjama party est de retour. Ravie de le savoir.  

Personnellement, j'avais jamais vraiment arrêté de glander en pyjama avec des potes en mangeant de la glace et en téléchargeant tous les films chroniqués sur Nanarland. Mais a priori, maintenant, je vais pouvoir le faire la tête haute, en annonçant la couleur "oui j'organise des pyjama parties, parce que je suis une femme bien dans mes escarpins figure-toi". (Pour ma part, ce serait plutôt bien dans mes baskets Pink Floyd, et dans mes bottines à talons quand je sais que je vais pas devoir marcher trop loin, mais bon, je comprends que ça aurait été un peu long à écrire sur la pub.)

Bon, pour le moment, pas vraiment de cliché, à part le coup des escarpins, mais après tout, pourquoi pas. Quasiment toutes les femmes que je connais mettent des escarpins à un moment ou à un autre de leur vie, tout de même.

Passons à la première règle du guide : tu vas voir, ça se dégrade déjà.


Déjà là, je me pose plusieurs questions. Est-ce que le but de cette soirée est vraiment de s'amuser?  

Parce que bon, d'abord, on vient d'exclure arbitrairement tous les mâles qu'on connaît, juste sous prétexte que les pyjama parties, c'est pas pour les garçons. Alors que tout le monde sait que les soirées entre potes sont toujours encore plus marrantes quand la foule est mixte. (Et puis, quand même, on pourrait voir des mecs en pyjama. Alors que je ne suis même pas sûre que ça existe, des pyjamas pour hommes, à part dans les films américains où tout le monde dort habillé des pieds à la tête.) 

Secundo, on invite des filles qu'on connaît pas trop (jusqu'ici pourquoi pas) mais pas pour s'amuser avec elles! Non non! Pour "tester leur motivation et leur loyauté"! 

Mais quoi??! Mais tu vas leur demander de faire quoi, à ces pauvres nanas? Sérieusement, ce genre de texte colle mieux à une escouade d'entraînement pour commandos-suicides qu'à une pyjama party.

Tertio, on invite ses ennemies? Ah ouais d'accord, donc tu veux pas du tout qu'on passe une bonne soirée, quoi. 

Et puis, c'est quoi une "bonne" ennemie? C'est une meuf que tu détestes, mais que tu fais semblant d'aimer, et dès qu'elle se casse, tu raconte des horreurs dans son dos, c'est ça? (Donc t'es un peu une connasse, en fait.) Et donc là, plusieurs solutions. Soit la nana est au courant que tu es une grosse hypocrite, donc elle ne vient pas à ta soirée. Et si elle vient, ça veut dire que :

- Soit elle est au courant que tu es une grosse hypocrite, mais elle fait pareil, donc elle vient pour pouvoir ensuite raconter à ses copines qu'elle était à ta fête et que c'était trop pourri, nan mais grave-an.
- Soit elle n'est au courant de rien, et elle vient parce qu'elle croit que vous êtes des vraies copines.

Dans les deux cas, pourquoi est-ce que tu as envie qu'elle soit là, puisque tu l'aimes pas?!

Attention, on passe à la suite, ça se corse.


Alors là, c'est un peu le ratissage des clichés avec le plus grand râteau du monde qui aurait été conçu spécialement à cet effet. 

- Hi hi hi! Qu'est-ce qu'on s'amuse à notre soirée filles! C'est vraiment trop cool de raconter des potins sur les gens qu'on connaît!
- Moi j'ai encore mieux! On pourrait parler des garçons, des mecs, ou encore des hommes, ou encore des mâles, ou encore de la gent masculine! Ou encore on pourrait faire des longues listes de synonymes sans raison particulière!

Mais sinon, c'est pas possible de parler de choses intéressantes? 
- Bien sûr! Par exemple, on peut parler de films! Par contre, je ne regarde que des films de réalisatrices arty. Et je connais qu'une seule réalisatrice, en fait. Mais c'est pas grave, on peut parler de sa vie privée plutôt que des ses films, c'est teeeeellement plus intéressant! Hi hi hi! Girl power!
- Oui, ou sinon, on peut parler de livres! Mais je lis que des livres d'écrivaines connues. En fait, je lis que du Amélie Nothomb. Hi hi! Girl Power!

Une soirée passionnante en perspective.

Ah, pardon, j'oubliais : on a le droit de parler de la paix dans le monde, MAIS pas plus d'un quart d'heure. Comme ça, on est bien sûres de pouvoir s'en tenir à :

- Vous avez vu tous ces petits africains qui meurent de faim à cause de la guerre? Ça me révolte! Ils sont si mignons!
- Oui, la guerre, c'est vraiment pas bien, ouh là là!
- C'est bien des trucs d'homme, ça, la guerre. Si c'étaient des femmes au pouvoir, y'aurait plus jamais la guerre, et tout le monde s'aimerait, et ferait plein d'enfants tout mignons.
- Youpi!

La suite :


Bon, là, logique, on place nos produits, parce que bon, tu crois pas qu'on te déballait nos clichés juste pour te vendre du rêve quand même?

Par contre, ensuite, on tape dans du lourd.


Pardon pardon, mais là j'ai des doutes : à quel public est destiné ce guide? Est-ce qu'on parle bien de jeunes femmes bien dans leurs escarpins? Parce qu'on dirait plutôt la pyjama party du fan-club de Justin Bieber, là.

Sérieusement, est-ce qu'on est obligées d'adoooooorer les chansons avec tellement de O? 

Est-ce qu'on a vraiment envie se réunir en groupe avec des filles qu'on connaît à peine et des filles qu'on peut pas blairer, et ensuite d'utiliser notre brosse à cheveux comme micro pendant qu'on hurle sur du Lara Fabian?

Et pour info, si j'amenais mon titre préféré de l'époque lycée, ce serait "Gravé dans la roche" des Sniper (oui, je sais, je sais), et micro-brosse à cheveux ou pas micro-brosse à cheveux, je pense que ce serait difficile de chanter dessus.

Tu penses que c'est la fin des clichés? Tu déconnes ou quoi, y'en a encore plein!


Bon, je commence vraiment à croire qu'on nous prend pour des connes.

Autant je préférerais me jeter du balcon que de regarder un film de Lars Von Trier, autant je pense qu'il existe un juste milieu entre le maître du dogma qui fait des films parfaitement austères et complètement rédhibitoires pour ceux qui ne se branlent pas sur les Cahiers du Cinéma, et les comédies romantiques à deux balles au scénario vide, aux acteurs absents, aux dialogues creux, à la morale douteuse, et d'un politiquement correct affligeant. 

Bon, j'avoue, la Princesse a pioché dans le haut de gamme de la romance sirupeuse. Mais quand même. On peut très bien se faire une soirée pyjama sur des films d'horreur, ou sur le Seigneur des Anneaux. Qui a dit que rassemblement de filles = rassemblement d’œstrogènes sans cervelle?

Ensuite, ça se calme un peu.

Voilà, juste un petit cliché :

- Hi hi, nous les filles, on a des gros sacs plein de choses mystérieuses et indispensables à notre survie, que les hommes ne pourront jamais comprendre!

On a aussi un petit :

- Hi hi, nous les filles, on est tellement tête en l'air! On dit toujours qu'on va envoyer les photos, et on le fait jamais! On devait sûrement être occupées à se vernir les ongles!

J'adore aussi le langage employé : "les 2011-girls" 

- Nan mais tu vois-an, c'est parce que parler French, c'est SO maintream quoi, j'veux dire, whatever, leave drop. Leave drop ça veut dire "laisse tomber" en fait, c'est pour ça. Ouais. Je l'ai appris pendant mon week-end shopping à New York avec ma bestah. I'm SO a New-Yorker, quoi-an!

Tu penses que ce paragraphe n'était pas assez cliché? Rassure-toi, la Princesse envoie du renfort :


Alors ça, c'est génial : donc devant les mecs, on doit manger que de la salade, parce que sinon on aura l'air d'une grosse goinfre qui ne pense pas à sa ligne (et il ne faut jamais effrayer le mâle en lui faisant croire que la fille n'est pas une créature frêle et diaphane).

Par contre, dès qu'on est entre filles, alors là on s'en met plein la gueule! Et dès qu'on sera devant un garçon, on dira :

- Nan mais COMMENT tu peux manger de la pizza ET des gâteaux? Sérieux, tellement de gras, moi, ça me ferait vomir-an!

D'ailleurs, je voudrais juste faire remarquer un truc : la Princesse est en train de nous conseiller de s'empiffrer de junk-food devant les yeux de nos pires ennemies, puis de prendre des photos du fait, puis d'envoyer les photos à ladites ennemies? Et y'a rien dans ce plan qui risque de mal tourner?

(Ah oui, et puis : des cupcakes? Parisienne much?)

Et avec la suite, on touche au cœur de la pyjama party :


Donc on invite nos copines à la maison, on se met en pyjama, et on se met du maquillage? Encore une fois, est-ce qu'on n'est pas en train de se tromper de cible? Je pense que ça serait peut-être plus approprié aux lectrices de "Julie".

C'est d'autant plus flagrant quand on lit la suite.


Vraiment, Princesse? T'es au courant qu'on n'a plus quinze ans? 

Alors pourquoi tu nous propose de faire des BATAILLES DE POLOCHON? Est-ce que ça n'a vraiment rien à voir avec le fait que la bataille de polochon en sous-vêtements est le fantasme masculin le plus récurrent de la culture populaire? (Princesse, tu serais pas un Prince, des fois?)

Bon, et puis ensuite : je croyais qu'on échapperait au cliché des filles qui ne peuvent pas faire une soirée entre elles sans ouvrir un magazine people et critiquer toutes les stars qui sont dedans, mais visiblement, on n'échappe pas à son destin. (Si déjà, je leur conseille LOL, au moins on rigolera bien.)

Et puis, enfin :

- Hi hi hi! Nous les filles, on est des petits êtres sensibles et d'humeur changeante! On pleure tout le temps et sans aucune raison! D'ailleurs, là, après la bagarre de polochons, on a toutes regardé "Love Actually", et c'était tellement beau quand  le mec de Walking Dead le meilleur ami du gars a dit à Keira Knightley qu'il l'aime, mais il ne peut rien faire parce qu'elle est avec son meilleur ami! Oh là là, rien que d'en parler, j'en pleure encore! Quelle pute cette Keira Knightley, vraiment! Avec son corps parfait, là, ça m'énerve! Repasse-moi des cupcakes.

(Bon, c'est vrai qu'elle est énervante, Keira Knightley. Qui porte des pulls sans manches en décembre?)

Et là, c'est la fin. 

Tu es désormais en possession du guide parfait pour avoir la soirée la plus cliché du monde. 

Et pourtant, la Princesse n'a pas encore tout dit. 

Non, elle veut encore te faire la morale avant que tu lances ta super pyjama party-salon de beauté-gossip-people-comédies romantiques-cupcakes.


Alors là, pris hors contexte, je saluerais cette bonne intention de rappeler à tous que les droits de la femme sont encore gravement en danger dans de nombreux pays du monde.

Mais franchement, venant de la Princesse, je pense plutôt : Hôpital, Charité? 

Tu viens d'empiler tous les clichés les plus rances et les plus dégradants sur les femmes pendant deux pages, en nous expliquant qu'on était des petites créatures fragiles et sensibles, qu'on était hypocrites, cul-cul la praline, oublieuses, infantiles, sectaires, superficielles, et, surtout, complètement connes. 

Et maintenant, tu viens nous parler du prix Simone de Beauvoir? 

Mais les meufs que tu viens de nous décrire, elles ont le Q.I. d'un écureuil, tu crois vraiment qu'elles en ont quelque chose à carrer du prix Simone de Beauvoir? C'est même pas sûr qu'elles savent lire!

Alors, Princesse Tam-Tam, j'ai un peu de lecture pour toi : l'enquête Mediaprism sur les stéréotypes des hommes et des femmes. Tu ferais bien de t'en inspirer pour ta prochaine campagne de pub.

Cordialement, une fille qui n'achètera jamais ta marque, parce qu'elle refuse d'être réduite à un stéréotype ambulant.

Et aussi parce qu'elle a des gros nichons.

mercredi 16 novembre 2011

Champomy d'abord!


Quand j'étais petite j'ai eu une enfance formidable, parce que j'habitais dans la montagne, et que c'est tout ce qu'il me fallait.

(Je grimpais dans les arbres et je me roulais dans la boue.)

En fait j'étais une petite sauvageonne, en fait.

Par exemple, ma mamie me raconte encore l'histoire de la fois où j'avais cinq ans, et où j'avais enlevé mes vêtements parce qu'ils me grattaient et qu'ils me serraient (j'avais pas l'habitude de mettre des habits, apparemment), et je les avais jeté dans la poubelle. Alors ensuite mon papy a dû fouiller les poubelles pour retrouver mes habits, et pendant ce temps, je suis montée en slip sur la cage à poule.

Donc faut s'imaginer mon papy qui fouille dans les poubelles en cherchant mes habits, et moi en slip en haut de la cage à poules en train de crier "Des frites! Des frites et du steak!"

(L'histoire de mamie est un peu décousue, parce qu'à ce moment de l'histoire, elle rigole tellement que ça devient incompréhensible. Tu m'étonnes qu'elle rigole, c'est pas elle qui fouillait les poubelles pour trouver mes chaussures.)

Donc, comme j'étais à moitié élevée par des loups, c'était la belle vie à Kaysersberg, dans ma famille de hippies (qui apparemment ne comprenaient pas la nécessité de m'habiller).

Mais pour un gamin normal, mon enfance aurait paru un peu horrible. Déjà parce qu'on captait pas M6 et que les parents nous avaient bloqué TF1, la chaîne des capitalistes. (Nan mais grandir sans le Hit Machine-an! Trop impensable-an! You are totally deconning quoi.)

Mais surtout parce que, quand j'étais petite, on avait pas le droit de manger des choses mauvaises pour la santé. (Sauf chez Papapa et Mamama, qui avaient toujours des Kinder Surprise et des Kinder Bueno plein le placard, c'était n'importe quoi, on pouvait en manger trois juste avant le dîner, y'avait aucun problème.)

Du coup, comme c'était interdit, on en avait encore plus envie (forcément).

Je me souviens que les fêtes d'anniversaires des autres gamins, c'était un peu :

- Bonjour, à la fin de la journée je serai diabétique.

Parce qu'on avait le droit de manger des Mars, des Snickers, des M&Ms, et, saveur suprême : du Mont Blanc. (Tu te rappelles du Mont Blanc? Moi je voulais en manger rien qu'à cause des pubs à la télé.)

Et pour manger des cochonneries salées, c'était facile : il fallait attendre les soirs où ma mère travaillait tard. Elle laissait des mots à mon père "Y'a de la soupe au congélo". Puis mon père jetait le mot, il ouvrait une boîte de raviolis, et le soir, il disait :

- Quoi? De la soupe? Ah mais j'ai pas trouvé ton mot! Il a dû être emporté par... un sanglier. Ou un oiseau de proie. Ou peut-être que Charlotte l'a mangé.

(Oui, je mangeais du papier. Et du cuir. Et du bois. Et des fois je rongeais des cailloux.)

Le pire, c'est que ma mère s'acharnait à nous faire manger des trucs sains, qu'elle y passait plein de temps et tout, juste pour qu'on devienne pas comme ces petites grosses qui te disent "Nan mais c'est un problème hormonal" tout en bouffant des chips. Et nous, on en avait rien à foutre. Nous, on acclamait notre père comme un héros sauveur de l'humanité, quand il nous disait :

- Bon, y'a rien à manger, on va au Mac Do?

(C'est quand même vachement ingrat, quand j'y pense.)

Et donc, cette politique du "zéro sucre zéro gras, mange tes Spécial K et fais pas chier" a duré jusqu'à ce que je déménage à Strasbourg, dans mon premier studio. Là, pour la première fois de ma vie, j'ai dû faire les courses moi-même.

Et ça a été comme une sorte de seconde naissance.

Si tu veux t'imaginer ce qu'a été ma première excursion dans un supermarché sans surveillance, il faut cumuler tous ces facteurs :

- Énorme faiblesse pour tout ce qui est sucré.
- Dix-neuf ans de surveillance rapprochée où je devais littéralement me mettre à genoux pour un carreau de chocolat noir 75%.
- Crise d'adolescence tardive et furieuse envie de désobéir.
- Lourd passé de pétages de plombs dans les lieux publics.

Donc, j'ai pu me contenir assez pour ne pas enlever mes vêtements, grimper en haut de la pile de pastèques, et crier "Mon royaume pour des ailes de poulet!". Mais c'est à peu près tout ce que j'ai réussi à maîtriser.

Je suis rentrée chez moi avec dix-neuf ans d'interdits : des cookies, des Haribo, du Milka aux noisettes et aux raisins, trois kilos de nouilles instantanées, des pains à hamburgers, des steaks hachés, des raviolis en boîte, du Mont Blanc, des Tuc, des Pringles, des cacahuètes, du Coca, de l'Ice Tea, du Fanta, de l'Orangina, des Prince, des BN, des Pick'Up, et à peu près trois cartons de Dinosaurus.


(Tout ça réparti entre deux sachets balancés sur le guidon de mon vélo de l'Esplanade jusqu'à la Robertsau. C'est te dire si j'étais motivée.)

Ensuite, je suis rentrée dans mon minuscule studio qui sentait l'insecticide, et je me suis attablée pour le repas le plus épique de ma vie : Raviolis en boîte et Mont Blanc.

Eh ben, mon vieux.

Qu'est-ce que c'est dégueulasse, ces merdes!

Sérieux, est-ce que tous les mômes ont des goûts de chiotte, ou bien est-ce que c'était seulement moi?

Le Mont Blanc, mais c'est immonde comme truc! Ça a un goût de grosse pâte métallique vaguement aromatisé à de l'essence de vanille (plus "essence" que "vanille", d'ailleurs). Et les raviolis en boîte... Je suis désolée, ça a un goût de vomi. Quand on le met dans une casserole, ça sent le vomi. Et quand on regarde la gueule que ça a, on dirait le contenu de l'autopsie d'un Italien. Donc voilà. Des pâtes qui collent au palais, dans une sauce gélatineuse et sucrée qui a encore moins le goût de tomate que le ketchup. (Même encore moins que le ketchup allemand!)

Mais bon, cette expérience m'a été utile. Elle m'a appris que les enfants ont des goûts tout pourris. Elle aurait aussi pu m'apprendre que les choses saines ont un bon goût, mais bon, soyons sérieux deux minutes, t'as déjà savouré des choux de Bruxelles?

Donc j'ai coupé la poire en deux. 

J'ai mangé des nouilles instantanées pendant un an à chaque repas.

Mais on ne m'attrapera plus jamais avec une tablette de Galak.


lundi 7 novembre 2011

Les héros de notre enfance sont tous des psychopathes


Quand j'étais toute petite, j'adorais les histoires. Tous les soirs, pour m'endormir, il me fallait une histoire. Alors, mes parents avaient acheté un livre qui s'appelait "un conte pour chaque soir".

Le principe, c'est que le livre était divisé en 366 morceaux, et ça faisait des histoires de dix minutes. Des fois c'étaient des petites histoires, des fois elles étaient réparties sur trois, quatre jours. Des fois c'étaient des trucs connus, genre Blanche-Neige, tout ça. Des fois c'étaient des légendes russes ou afghanes complètement perchées (mes préférées), avec des sorcières qui se baladaient dans des mortiers, des filles qui tissaient des chemises avec des orties ou qui mangeaient des cailloux, des trucs comme ça. Et des fois, c'étaient des histoires bidons inventés par des gens sans imagination. 

Genre je me souviens encore d'une histoire, c'était un petit âne, il avait pas d'amis, alors il partait dans la forêt trouver des amis. Et il disait aux animaux "Tu veux être mon ami?" mais ils avaient pas le temps ou je sais plus quoi. (Soit dit en passant, ta vie elle est bien triste si t'as pas le temps d'avoir des amis alors que t'es une limace. T'as quoi de mieux à faire, à part bouffer des champignons?) Et puis à la fin, l'âne se mettait à pleurer parce qu'il avait pas d'amis, un écureuil arrivait et lui disait "Faut pas être triste, moi je veux bien être ton ami", et puis il avait un ami.

Sérieux, c'est quoi cette histoire de merde?

Tu l'as écrite pour des Télétubbies, c'est pas possible autrement. Juste parce qu'un enfant est petit, ça veut pas dire qu'il est con, hein. Tu peux te permettre d'étoffer l'intrigue un petit peu, non? Je sais pas, moi, rajoute des péripéties. L'âne se fait entuber par un renard qui dit être son ami mais en vérité lui prend tout son fric pour s'acheter de la coke, un truc comme ça. Ça leur apprend la vraie vie, ça! Pas comme ton histoire pourrie. Depuis quand pleurer dans un lieu public, ça t'amène des amis? Emmène l'âne dans un bar, fais-lui payer des coups aux animaux de la forêt, et là tu peux être sûr qu'il se fera plein d'amis!

Enfin bref.

Le problème, avec ce livre, c'est qu'il m'a poursuivi toute ma vie. Parce que dedans, y'avait des contes de fées connus, mais comme c'était pour les enfants, ils avaient un peu édulcoré la chose pour pas les traumatiser à vie (ce qui n'a servi à rien, parce que tout le monde a regardé "le Roi Lion" à côté). Et donc moi, ça fait des années que je découvre que mes histoires préférées de quand j'étais enfant, en fait, elles sont abominables!

Non, parce que les contes du Moyen Age, ils étaient pas faits pour les enfants, en fait. C'étaient des troubadours errants qui allaient les raconter dans les villages, et les gars ils vivaient de ça. Donc forcément, pour vendre leur truc, ils faisaient comme les scénaristes hollywoodiens de nos jours : ils rajoutaient du sexe, de la violence, et des détails bien sordides pour faire pleurer dans les chaumières.

Mais ensuite, au cours de l'histoire, on a décidé que les contes, c'était pour les enfants. Mais comme on voulait pas leur raconter des trucs affreux parce que sinon ils dormaient pas la nuit, on a adouci les histoires. Un peu comme quand la France a importé des mangas pour adultes dans les années 90, sous prétexte que "le dessins animés c'est pour les enfants". Et du coup on avait des séries comme Nicky Larson, carrément PAS pour les enfants (because : musique porno, bruitages pornos, énormes nibards), qui passaient sur Club Dorothée.

Pour info, Nicky Larson, on se souvient surtout de ça :


Mais c'était aussi beaucoup ça:


(Et maintenant, je comprends beaucoup mieux pourquoi mes parents nous ont bloqué TF1.)

Et les contes de fées, c'est un peu la même chose. On a pris des histoires dures, sanglantes, et sordides, on a collé des fées et des hommes en collants dedans, et on a dit "C'est bon! C'est pour les enfants maintenant!"

Sauf qu'en fait, c'est tout de même des histoires horribles.

Par exemple, tu prends un truc que tout le monde connaît grâce à Walt Disney : la petite sirène. Eh bien, voilà la version originale :


Alors ça commence comme dans la version Disney (sans les chansons, Sébastien et Polochon) : la petite sirène vit heureuse sous l'océan (sous l'océan!) et elle n'a pas le droit d'aller voir les humains. Mais elle rencontre le prince, le sauve du naufrage, et tombe amoureuse de lui, donc elle va voir la sorcière pour qu'elle lui donne des jambes. Seulement, le détail qu'il n'y a pas dans le dessin animé, c'est que chaque pas qu'elle fait dans ses jambes humaine lui fait aussi mal que si elle marchait sur des lames de rasoir. Et aussi, elle a quelques jours pour séduire le prince (sans parler, puisque la sorcière a pris sa voix), au terme duquel elle a deux choix qui se présentent à elle :

- Plonger un couteau dans le coeur du prince et baigner ses pieds dans son sang encore chaud (youpi, c'est la fête!), grâce à quoi elle pourra redevenir une sirène et retourner dans sa famille.
- Mourir et se transformer en écume.

Et donc, la fin de l'histoire : le prince épouse une princesse d'un pays lointain, parce qu'il croit que c'est elle qui l'a sauvé du naufrage, alors qu'elle s'est pointé après que la petite sirène l'ait sauvé. Mais avant ça, pour lui montrer qu'il est désolé, il danse avec elle toute la nuit (trop beau, ton cadeau, connard, elle se fait trucider les pieds). A l'aube du mariage, la petite sirène entre dans la chambre du prince pour le tuer, mais elle n'y arrive pas, alors elle se suicide. 

(Dis donc, qu'est-ce qu'on se marre.)

Mais comme Andersen a pitié d'elle, elle se se transforme pas en écume, mais en une sorte d'ange, et si elle passe 300 ans à faire des bonnes actions et à veiller sur les humains, elle aura le droit à une âme. (Trop cool, une âme, après 300 ans de galère! Moi qui voulait seulement être heureuse avec l'homme que j'aime, c'est une super consolation.)

Et sinon, mon histoire préférée quand j'étais petite (qui était dans mon livre de contes et qui prenait, genre, quatre jours! le suspense abominable!), c'était celle du joueur de flûte de Hamelin.


L'histoire, elle commence déjà assez moyen, vu qu'il y a une épidémie de peste dans le village de Hamelin. (woouuu, on s'éclate!) Et bon, c'est pas cool, vu que tout le monde meurt dans d'atroces souffrances, avec des grosses pustules et tout. 

Mais un jour arrive dans le hameau un joueur de flûte, qui a le don magique d'ensorceler toute chose vivante avec son instrument (l'instrument c'est sa flûte, hein, va pas t'imaginer des trucs). Donc il dit au seigneur de lui donner des sous, en échange de quoi il débarrassera la ville de tous ses rats, et ce serait bien chouette pour vaincre la peste. Le roi lui dit "les rats d'abord, l'oseille ensuite", parce qu'il y croyait moyen moyen, à cette histoire d'enchantement. Là, le joueur de flûte sort son instrument (encore une fois, c'est sa flûte), il se met à jouer, et tous les rats sortent des maisons et se rassemblent autour de ses pieds. Il se met à marcher hors de la ville, toujours en jouant, et va noyer les rats dans la rivière. (Les pauvres, ils avaient rien demandé. Ils étaient tranquilles dans leur coin, à manger des cadavres et à transmettre des maladies épidémiques.)

Seulement là, le seigneur refuse de payer le joueur de flûte pour ses bons et loyaux services. Alors là, le joueur de flûte il s'énerve, parce qu'il faut pas l'appeler Jambon non plus. Donc il ressort sa flûte, mais il joue un air différent. Et tous les enfants du village sont irrésistiblement attirés par le son de la flûte, et viennent se rassembler autour de ses pieds, comme l'avaient fait les rats. Et le joueur de flûte disparaît avec eux dans la montagne.

Ensuite, dans mon livre de contes, ça disait qu'il les emmenait derrière la montagne, dans un pays magique où les bonbons poussaient sur les arbres, et qu'il les laissait là, se gaver de sucreries toute la journée. Ensuite, le soir, il revient les chercher, il les ramène au village (en les faisant rouler, peut-être), et comme les villageois ont tous eu bien la trouille, ils le payent, et il rend les enfants.

Donc moi j'aimais bien cette histoire, parce que je trouvais que c'était assez cool de prendre des enfants en otage quand on subissait une injustice. (Super morale, au passage.)

Sauf qu'ensuite, j'ai appris la vraie histoire. 

Dans la vraie histoire, c'est tout pareil, à un petit détail près : il emmène les enfants derrière la montagne. Puis il bloque le passage avec un gros rocher. Tous les enfants meurent. Le joueur de flûte se casse, et va dératiser d'autres villages, dans la joie et la musique.

OK! Ouais, normal, quoi! J'veux dire, moi aussi, quand Kelprof me payait tous les "quand ça nous chante", j'avais envie de faire des génocides d'enfants innocents! Hein, c'est une réaction saine, proportionnée, pas de problème! On peut tout à fait faire de ce personnage un modèle pour la jeunesse!

(Cela dit, dans la version d'avant, le joueur de flûte était preneur d'otages. On peut en conclure qu'il avait déjà un certain bagage psychologique.)

Et ensuite, pour expliquer la violence des jeunes, on dit "oh là là, c'est tous ces jeux vidéos violents", "oh là là, c'est tous ces horribles films d'horreur".

Cherchez pas, les mecs. C'est tous les héros psychopathes de notre enfance, voilà ce que c'est! Tous les horribles contes de fées à base d'inceste (Peau d'Âne), de torture psychologique (Cendrillon), et autre nécrophilie rampante (Blanche-Neige) que VOUS nous racontiez avant qu'on s'endorme! 

Si on ajoute à ça les dérives sexuelles de Nicky Larson et les mangas suicidaires de France 3 le dimanche matin (Princesse Sarah, les Animaux du bois de Quat'Sous, et le roi de la bande : Rémi sans famille), c'est un peu un miracle que notre génération entière ne soit pas sous anti-dépresseurs.

Heureusement qu'il restait Ça Cartoon. Le dernier rempart. Des dessins animés sains, apaisants, sans violence.


Ah non. En fait, on est tous des psychopathes.

mercredi 2 novembre 2011

la perle du mois!


Ou plutôt la perle des trois derniers mois, vu que j'ai repris les cours et que oh qu'est-ce que tu crois j'ai pas le temps pour de la rigolade.

EDIT: la gagnante:

5) "J'applaudirai un feu d'artifice le jour où il y aura le dragon de Gandalf à la fin" Professeur Flaxou


D'abord, les perles de mes amis :


1) "Tu trouves pas que c'est dur d'éternuer et de pas avoir envie de péter?" Sarah

2) "Moi je trouve pas ça triste, la petite fille aux allumettes. Elle avait qu'à vendre des trucs utiles, la connasse" Sarah

3) "Elle est là ouais, achetez mes allumettes! Je sais pas moi, vends des IPhone!" Sarah

4) "C'est qui Gustave Doré? C'est le père à Julien?" Professeur Flaxou

6) "J'ai une santé de... de feuille morte!" Manon

7) "Je vais appeler mon bar Nid. Ce sera le Nid Bar" Flo

8) "Il s'est trompé de métier ce shérif. Il s'appelle Duane. Douane!" Flo

9) "C'est le personnage de dessin animé, là... Celui qui a un bras!" Cri

10) "C'est un inventeur... il a inventé la pomme!" Marie


Et ensuite, encore plus cool! Les perles de mes profs!


11) "C'est pas nul nul nul... mais c'est nul." Prof de graphisme

12) "Un truc un peu sportif, comme dans le film... Ten Billion Dollar Baby" Prof de graphisme

13) "C'est difficile de photographier des enfants. Moi j'aime pas faire ça. Et pourtant mon fils il est très beau!" Prof de graphisme 

14) "Y'a des gens qui ont une antenne, ils s'observent eux-mêmes" Prof de négociation

15) "Vous avez pas besoin de noter tout ça, parce que là, l'antenne, elle sort tout doucement" Prof de négociation 

16) "C'est très difficile d'agrandir le désir de l'employeur" Prof de négociation 


Et enfin, les collaborations!


17) - Je fais le morse, mais j'ai des petites canines. (moi)
- Faudra que t'ailles chez l'orthomorsiste. (Maéva)

18) - Moi j'suis underground.
- Oui. Mais juste parce que t'arrives pas à l'étage au-dessus. (Jay)

19) - T'es une vraie racaille! (Nono)
- Ouais. On m'appelle Chacho du ghetto.

20) - J'ai une blague : alors c'est Picasso qui rencontre Van Gogh....
- Mais ils sont pas du tout de la même époque!
- Ben ils sont au paradis, hein! (vers moi) Dis, il est bien mort, Picasso? (Guigui)

21) - Les zombies c'est toujours des Walkers. Dans "Walking dead", dans "Game of thrones"...
- Même dans Star Wars, c'est Luke SkyWALKER!

22) - Est-ce que moi j'ai une tête de "j'fais pas caca"?
- Non. Toi t'as une tête de "je chie partout".

23) - Ouais! On sera mariés sous un régime de la communauté de l'Anneau!
- Réduite aux Sacquet!

24) - Sérieux, ce moucheron! Comment il peut être aussi petit et m'emmerder autant?
- Tu verras quand t'auras des enfants. (Désirée)


Et j'en rajoute une dernière, parce que je l'avais oubliée et que j'ai la flemme de refaire tous les numéros.

25) Monsieur et Madame Faire ont deux filles, comment s'appellent-elles? Jeanne et Rihanna! (Sarah)